Noël, c'est le souvenir tenace des fêtes au Liban, le moment du retour aux origines, en famille, à Beyrouth. Paradoxalement, pendant la guerre civile, il y avait souvent des accalmies alors. Et même si c'est une fête chrétienne, tous les Libanais se l'approprient : les familles druzes, chiites et sunni...

Noël, c'est le souvenir tenace des fêtes au Liban, le moment du retour aux origines, en famille, à Beyrouth. Paradoxalement, pendant la guerre civile, il y avait souvent des accalmies alors. Et même si c'est une fête chrétienne, tous les Libanais se l'approprient : les familles druzes, chiites et sunnites se prennent en photo devant les grands sapins du centre-ville, il y a une énergie collective visible. Cela dit, Noël, c'est aussi une épreuve physique pour moi parce que c'est un marathon gastronomique à la suite duquel on prend du poids. Il faut honorer une quantité d'invitations et c'est une compétition de buffets, de salé, de sucré, de douceurs orientales, on n'en sort pas indemne. J'aime offrir, plus que recevoir. Mais j'ai un rapport dual aux cadeaux... Le cadeau plaisir, c'est le coup de chance - tomber sur des gants de boxe pour mon neveu, les conserver et les lui offrir en temps et en heure. Le cadeau punition, c'est la liste sans limite que l'on doit trouver à la dernière seconde, dans la dernière boutique ouverte, sans avoir une idée en tête, et cela devient un devoir. Je préfère les cadeaux sans raison, sans anniversaire, sans excuse. L'un des plus chouettes, et je l'ai reçu de ma belle-mère, c'est un bon pour des fleurs toute l'année chez la fleuriste du bas de ma rue. Quant au dilemme " sapin ou pas sapin ? ", j'avoue " synthétique, pas de ménage ", même si ce serait mieux de répondre " naturel, bio, sans gluten et validé ! "