Depuis que j'ai une enfant, je célèbre Noël en famille. C'est un vrai rendez-vous, trois ou quatre jours obligés où je sors de ma vie de créatrice, où je m'arrête, c'est extrêmement rare. Et je passe du temps avec ma famille qui vient de Liège, ou avec les gens que j'aime, dans ma maison de campagne, en Bourgogne. Cela nous arrive d'aller à la messe de minuit au village dans une charmante petite église. J'ai l'impression que les Noëls passés en France ne sont pas les mêmes qu'en Belgique. J'ai le souvenir d'une fête religieuse, et pas forcément celle des enfants, que l'on y gâte plutôt à la Saint-Nicolas. Je n'ai aucune idée de cadeaux... Souvent, pour ma fille, c'est en fonction de ses besoins : l'année dernière, je lui ai offert un piano, un droit, pas un à queue, ce sera pour dans quelques années, mais c'était un vrai tout de même, pas un petit synthé électrique. Je trouve que c'est difficile, il faut bien connaître la personne, tenir compte de ses goûts, de ses envies, se casser la tête. Un cadeau fantastique ? Celui qui est à propos, juste, c'est pour ça que c'est compliqué. Parfois, j'offre mes vêtements mais j'essaie que ce ne soit pas systématique, j'ai le sentiment que c'est un peu facile, alors que pas du tout - quand je prends la peine de puiser dans ma collection, c'est que j'y ai bien réfléchi. Et puis j'ai toujours peur que cela ne plaise pas, cela me blesserait. Alors que si j'achète un présent qui séduit moyennement, cela me touche moins. Je me suis trompée mais je me sens un peu dédouanée quand même.

Des longs gants en laine de mérinos, Véronique Leroy, 460 euros © RENAUD CALLEBAUT / SDP
Une bague en or et Bakélite, Axelle Delhaye, 780 euros © RENAUD CALLEBAUT / SDP
Un pull en laine, Stéphanie Anspach, 450 euros © RENAUD CALLEBAUT / SDP
Un soin visage Midnight Recovery Concentrate, Kiehl's, 64 euros les 50 ml. © RENAUD CALLEBAUT / SDP
Des bols de la collection Surface by Sergio Herman, Serax, 90 euros pour 3 bols et couvercles © RENAUD CALLEBAUT / SDP