Au carrefour de la mode et du football, c'est lui qui mène le jeu. Grâce à Sport Couture, sa ligne haut de gamme directement inspirée par l'univers du sport roi, Dirk Bikkembergs s'assure depuis bientôt dix ans une place atypique en première division fashion. Ses collections masculines taillées dans un roc hypraviril pour corps et esprits solides se trouvent à mille lieues de la poésie délicate d'un Dries Van Noten ou des murmures gracieux d'une Ann Demeulemeester, anciens camarades de classe avec qui il ne partage que la mythique étiquette des " Six d'Anvers " - ces stylistes qui ont fait conn...

Au carrefour de la mode et du football, c'est lui qui mène le jeu. Grâce à Sport Couture, sa ligne haut de gamme directement inspirée par l'univers du sport roi, Dirk Bikkembergs s'assure depuis bientôt dix ans une place atypique en première division fashion. Ses collections masculines taillées dans un roc hypraviril pour corps et esprits solides se trouvent à mille lieues de la poésie délicate d'un Dries Van Noten ou des murmures gracieux d'une Ann Demeulemeester, anciens camarades de classe avec qui il ne partage que la mythique étiquette des " Six d'Anvers " - ces stylistes qui ont fait connaître la Belgique sur la carte fashion à la fin des années 80. Fasciné par le pouvoir et la puissance du beau jeu, il dessine un vestiaire à l'avenant, axé sur le confort et la masculinité des coupes, entre sportswear et tailoring. Pour nourrir son image et bétonner sa communication, il n'a pas hésité à racheter en 2005 le FC Fossombrone, un petit club italien de D3 voisin de son usine située dans la province des Marches. Club dont il a naturellement dessiné l'uniforme, de la tête aux pieds. Deux fois par an à Milan, à l'occasion de défilés toujours survitaminés, il intègre systématiquement dans sa cabine des footballeurs et autres sportifs marmoréens sculptés comme des dieux du stade. Avec un sens rodé du business doublé d'une philosophie de winner, Dirk Bikkembergs séduit une certaine caste d'hommes, fière de sa testostérone et buteuse de complexes. Une certaine idée du style, prolongement direct des idées du créateur, dont il nous livre l'essentiel de A à presque Z. Je suis contre les gens qui n'ont aucun respect pour leur corps.Ma passion est mon meilleur coach.Dans ma playlist idéale vous trouverez la 5e symphonie de Beethoven, A Love Supreme de John Coltrane, Gracias a La Vida de Violeta Parra, Kyoto Jazz Massive et Ry Cooder.J'en suis un.Personne n'est à l'abri d'une faute. Je ne condamne personne.Ma manière de me défendre, c'est de prendre soin de ma santé.Mon but, c'est de transformer chaque jour en réussite.C'est participer.Gagner doit rester un jeu.Comme les sportifs, la compétition me donne la niaque.J'y ai passé du temps. C'est selon moi le lieu le plus proche du paradis.J'admire la force de caractère d'Andrea Bertozzini, défenseur au sein de mon équipe du FC Fossombrone en Italie. Qui se qualifiera pour la finale de la Coupe du monde ? Humà Je ne suis pas devin.Le vecteur de la jouissance.L'équipe idéale, je pourrais la formeren toute confiance avec mes collaborateurs les plus passionnés.Je ne connais pas ce mot-là, il ne figure pas dans mon vocabulaireàCe qui m'est égal ? Les gens indifférents.Ma vie ressemble à des vacances. Mon travail, c'est ma passion.Je la passe dans mon lit.Il y a quelques années j'ai dessiné celui de l'Inter de Milan, et, il y a quelques mois, du Toronto FC. Pour le mondial, j'ai conçu celui de l'équipe de Slovénie.Je soutiens tout ce qui est positif et constructif.Le mien est simple : jeans et tee-shirts. Par Baudouin Galler