La date a donc été arrêtée : le 19 mai prochain, le prince Harry épousera l'actrice Meghan Markle, soit un bon mois après la naissance du troisième enfant de Kate et William, pas de risque donc de faire de l'ombre médiatique à l'arrivée du nouveau royal baby. C'est que chez les Windsor, on maîtrise l'art de la communication en mondovision depuis la retransmission télévisée du mariage de la re...

La date a donc été arrêtée : le 19 mai prochain, le prince Harry épousera l'actrice Meghan Markle, soit un bon mois après la naissance du troisième enfant de Kate et William, pas de risque donc de faire de l'ombre médiatique à l'arrivée du nouveau royal baby. C'est que chez les Windsor, on maîtrise l'art de la communication en mondovision depuis la retransmission télévisée du mariage de la reine Elisabeth ii avec Philip Mountbatten, le 2 juin 1953. Un épisode de la série à succès The Crown - la troisième saison est déjà confirmée par Netflix - est d'ailleurs consacré aux coulisses de cet événement. Une décision audacieuse, à l'époque, qui n'est pas étrangère à la popularité de la famille royale au Royaume-Uni mais aussi à l'étranger, comme le rappelle le journaliste Patrick Weber. " Depuis septante ans maintenant, le monde entier a eu l'impression de partager leur vie car ils ont été les premiers à laisser entrer les caméras chez eux, rappelle l'expert en monarchies. Leur histoire est une sorte de soap opera en direct, avec des mariages, des morts tragiques, des disputes, des naissances, des divorces et tout cela s'échelonne aujourd'hui sur quatre générations, d'Elisabeth ii, toujours bien présente, à ses arrière-petits-enfants qui incarnent le futur. " Pour l'historien, si la fascination perdure, c'est aussi parce que la Maison est l'une des seules en Europe à ne pas avoir renié ses fastes. " Les carrosses dorés, les manteaux d'hermine, les cavaliers, les trompettes, la couronne surtout font partie intégrante de l'imaginaire royal, ajoute-t-il. La monarchie britannique a conservé une part de glamour que les autres n'ont plus. " De quoi, en tout cas, la rendre forcément télégénique, en retransmission d'événements réels comme dans les fictions à succès qui ne cessent de se multiplier. Les mois à venir donneront à la presse people l'occasion de spéculer sur la future robe de Meghan ou le prénom du bébé. Des choix certainement mûrement pesés.