Elle est bien brave, la peau, de résister courageusement à toutes ces agressions toxiques - pollution, UV, stress, malbouffe - qui l'empêchent de mettre en oeuvre ses mécanismes naturels de régénération. Comme si cela ne suffisait pas, le manque de sommeil et son corollaire direct, la fatigue, ce mal du siècle qui n'épargne personne et frappe même plus durement les ultraconnectés incapables de se dessouder de leurs écrans, enraient eux aussi la machine. Un phénomène qui ne fait encore que s'accentuer aux changements de saisons. Notre horloge interne aurait du mal à se synchroniser avec les conditions d'ensoleillement de plus en plus courtes et les nouvelles périodes d'alternance jour/nuit (lire par ailleurs). Au fur et à mesure que les journées raccourcissent, un décalage s'installe entre le rythme circadien et les signaux extérieurs perçus par le cerveau, ce qui entraîne un surplus de fatigue dont l'organisme, soumis à la sédentarité et aux virus hivernaux, se passerait bien. La peau, du coup, va forcément trinquer, elle qui ne peut plus compter sur une " bonne nuit " pour remettre les compteurs à zéro. Un constat d'autant plus implacable que certaines heures " comptent " plus que d'autres...
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