Turinoise de naissance et parisienne d'adoption, Gabriella Cortese est une baroudeuse chic. Cette icône de la mode, pétillante et naturelle, aime les voyages. Et l'Inde en particulier : " J'y vais tous les deux mois. C'est une terre qui vous apprend beaucoup sur vous-même. De plus, les Indiens possèdent un artisanat exceptionnel. Ils maîtrisent la teinture, les impressions de motifs et la broderie mieux que personne. " Depuis 1992, date de la création de sa société, elle défend ces savoir-faire. Et, surtout, l'idée que chaque vêtement a son propre ADN : " Je déteste ce qui est industrialisé. Toutes mes pièces sont faites à la main. " Ainsi, Gabriella Cortese se rend régulièrement à Delhi pour acheter paillettes, rubans et perles... et suivre la fabrication de ses collections : " En vingt ans, j'ai appris à aimer cette ville. "
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Turinoise de naissance et parisienne d'adoption, Gabriella Cortese est une baroudeuse chic. Cette icône de la mode, pétillante et naturelle, aime les voyages. Et l'Inde en particulier : " J'y vais tous les deux mois. C'est une terre qui vous apprend beaucoup sur vous-même. De plus, les Indiens possèdent un artisanat exceptionnel. Ils maîtrisent la teinture, les impressions de motifs et la broderie mieux que personne. " Depuis 1992, date de la création de sa société, elle défend ces savoir-faire. Et, surtout, l'idée que chaque vêtement a son propre ADN : " Je déteste ce qui est industrialisé. Toutes mes pièces sont faites à la main. " Ainsi, Gabriella Cortese se rend régulièrement à Delhi pour acheter paillettes, rubans et perles... et suivre la fabrication de ses collections : " En vingt ans, j'ai appris à aimer cette ville. "La ville est constellée de monuments, de vestiges d'empires disparus : " Entre deux rendez-vous, je flâne dans les jardins de l'empereur moghol, Humayun, quand le soleil couchant fait flamboyer le grès rouge et le marbre blanc. Dans un genre différent, j'apprécie la National Gallery of Modern Art et notamment la salle consacrée aux tableaux de la fameuse école rajpoute. Enfin, je ne quitte jamais la ville sans aller au marché de Chandni Chowk dans le vieux Delhi, le plus grand bazar de la ville, où règne une folle agitation. Un monde en soi et une fête pour les sens. "" C'est l'une des adresses les plus raffinées : Catherine Deneuve et Victoire de Castellane en sont des clientes régulières. Depuis six générations, la famille Shaw cultive le luxe sans ostentation. Outre la qualité, exemplaire, les motifs y sont d'une élégance rare. " À partir de 75 euros. Shaw Brothers, D47, Defense Colony, ND 110024." Cette boutique confetti est réputée pour ses kurtas (tuniques traditionnelles, à partir de 7 euros) et ses djellabas, faites à la main. Toutes les broderies sont ici d'une finesse extrême. "Lal Behari Tandon, 20 Palika Bazar, Connaught Place, ND 110001. " Ne pas se fier aux apparences : si la boutique évoque un peu une clinique, elle renferme la crème des cosmétiques bio, fabriqués à base d'aloe vera et de papaye biologiques. J'y fais le plein de crèmes solaires (à partir de 3 euros). "Biotique, 29A Khan Market, ND 110003." Planquée dans une venelle du marché d'Old Delhi, cette boutique me fait perdre la tête. Elle renferme des milliers de sachets de perles et de paillettes irisées, métallisées ou facettées. Je peux y passer des heures. " (1,50 euros). BBC, Kinari Bazar, Old Delhi 6." Une petite échoppe dans le marché de Lajpat Nagar, où sont entassées des centaines de tongs brodées, avec semelles en cuir de chameau (à partir de 4,50 euros), et de chaussons pakistanais, faits main, avec incrustation de pierreries et de fils d'or. "Varum, 1, Stall, Central Market, Lajpat Nagar, ND 24." Ravi Wadhwa est un artiste. Avec le même enthousiasme, il collectionne depuis cinquante-cinq ans les tissus dont la plupart sont fabriqués par des hommes, à Bénarès. Dans son magasin, il a accumulé des milliers de coupons d'ikats, de soie froissée ou d'organza, qu'il sort de ses armoires, petit à petit, une fois que la confiance est installée avec le client. "Ram Jaj, Flat 9-10, Central Market, Lajpat Nagar 2, ND 110024." On pense, souvent à tort, que Goa est une ville. Or, c'est un État de 3 700 kilomètres carrés, une ancienne enclave portugaise, bercée par la mer d'Oman et qui possède une vraie douceur de vivre ", explique Gabriella Cortese. Goa ne se limite pas aux hippies et aux full moon partys. Les flowers children, qui l'avaient réveillée dans les années 60, dans un joyeux tohu-bohu, ont aujourd'hui laissé la place à un tourisme plus élitiste et plus familial. Outre la gentillesse légendaire de ses habitants, Goa possède aussi une nature bénie des dieux : " Dès qu'on s'éloigne des côtes, rizières et plantations déroulent une infinie palette de verts, qui sont pour moi une source d'inspiration inépuisable. "Inauguré en décembre dernier par la fille de Mick, ce petit cabanon en bois noir et fuchsia est comme un ovni sur cette plage plutôt décontractée. Rien de renversant, mais quelques pièces bien choisies : robe longue en soie (130 euros), jupe à volants en broderie anglaise (53 euros). Aswem Beach, www.jadejagger.co.uk Dans la boutique de Sandra Stephens aménagée dans une ancienne maison portugaise, on a envie de tout : ses robes en organza (30 euros) et ses tops en soie (15 euros) ou ses sarongs en voile de coton (8 euros), qu'elle fait fabriquer à Goa et à Bali. Rangeela, Calangute Bardez.Impensable de quitter Goa sans aller faire un tour au marché aux puces, la Mecque des hippies. Dans les années 70, c'est là que les babas venaient vendre aux Indiens leurs effets personnels, lorsque l'argent venait à manquer. Aujourd'hui, c'est encore un formidable déballage d'étoffes, de vêtements, de breloques et de tapis... Une débauche de couleurs et d'odeurs. Anjuna.Il n'y a pas mieux que les massages de l'hôtel Nilaya exécutés par des thérapeutes, dans des conditions d'hygiène exemplaire. (25 euros l'heure). Arpora, Goa 403518. PAR SYLVIE WOLFF