Il avait l'âge des pharaons et une seule obsession, " rendre les femmes belles ", il précisait d'ailleurs que " si vous créez avec cela à l'esprit, rien n'est indémodable ". Azzedine Alaïa, qui sculptait au plus près de leurs courbes, si libre, s'en est allé un jour de novembre 2017. Pourtant, le voici plu...

Il avait l'âge des pharaons et une seule obsession, " rendre les femmes belles ", il précisait d'ailleurs que " si vous créez avec cela à l'esprit, rien n'est indémodable ". Azzedine Alaïa, qui sculptait au plus près de leurs courbes, si libre, s'en est allé un jour de novembre 2017. Pourtant, le voici plus présent que jamais. Avec un premier flagship store hors Paris, une Maison Alaïa nouvellement inaugurée à Londres. Avec une exposition au Design Museum de cette même ville, qu'il avait conçue avec son intégrité habituelle et qui porte ce titre sans appel : The Couturier. Avec un ouvrage de photographies signées Prosper Assouline, un Livre de Collection sous-titré " The Secret Alchemy of a Fashion Show ", soit la construction - genèse, coulisses et acmé - d'un défilé, celui de l'été 1992, " comme un enregistrement sismographique de toutes les émotions, les couleurs, les tissus et les formes " constitutifs de cet événement-là, et avec Azzedine Alaïa, c'en était un, indéniablement. Loin de l'éphémère, selon son souhait, lui qui s'était volontairement extirpé du calendrier de la mode qui voulait qu'à la même date, chaque saison, l'on présentât le résultat de son travail, lui préférait le faire quand il était prêt. Il l'est à jamais.