Ils ont pour prénoms Orange Boîte, Rouge Piment ou Rose Encens. A l'abri de leur étui totémique, ils marquent l'arrivée très attendue d'Hermès dans l'univers du maquillage. La maison parisienne était déjà renommée pour ses parfums mais il s'agit ici d'un tout autre métier. Comme elle le fait toujours, elle s'est donné le temps. Celui de s'entourer des meilleurs - Pierre Hardy au design, Bali Barret au nuancier et Jérôme Touron, ex-Chanel et Dior, à la texture - pour proposer, après deux ans de recherches dans un laboratoire dédié, installé en Normandie, ses tout premiers bâtons colorés ( lire par ailleurs). Ce choix ne doit rien au hasard : on sait aujourd'hui que plus de la moitié des " Centennials ", ces jeunes femmes nées après 1995, admettent s'être maquillées pour la première fois à 14 ans déjà...
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Ils ont pour prénoms Orange Boîte, Rouge Piment ou Rose Encens. A l'abri de leur étui totémique, ils marquent l'arrivée très attendue d'Hermès dans l'univers du maquillage. La maison parisienne était déjà renommée pour ses parfums mais il s'agit ici d'un tout autre métier. Comme elle le fait toujours, elle s'est donné le temps. Celui de s'entourer des meilleurs - Pierre Hardy au design, Bali Barret au nuancier et Jérôme Touron, ex-Chanel et Dior, à la texture - pour proposer, après deux ans de recherches dans un laboratoire dédié, installé en Normandie, ses tout premiers bâtons colorés ( lire par ailleurs). Ce choix ne doit rien au hasard : on sait aujourd'hui que plus de la moitié des " Centennials ", ces jeunes femmes nées après 1995, admettent s'être maquillées pour la première fois à 14 ans déjà... Pour les géants du luxe, les fragrances sont longtemps restées la porte d'entrée rêvée dans l'univers de marques financièrement peu accessibles à une part importante des consommateurs. Depuis quelques années pourtant, le maquillage, plébiscité par les tutos sur les réseaux sociaux, ne cesse de monter en puissance au détriment des sillages visuellement moins accrocheurs. Un désamour qui amène de grands noms comme Burberry, Dolce & Gabbana, Gucci l'an dernier et aujourd'hui Hermès, à se lancer à leur tour dans l'aventure risquée du make-up. " Nous abordons ce nouveau défi avec notre propre écriture, assure Pierre-Alexis Dumas, directeur artistique de la société familiale. La beauté chez Hermès, ce n'est pas le paraître, c'est le bien-être. Nos objets de beauté servent à la réalisation de soi, à l'expression de la couleur d'une personnalité. " Dans ce segment ultraconcurrentiel, un article plus que d'autres s'en sort haut la main : les analystes estiment en effet que les ventes de rouges à lèvres en croissance constante devraient dépasser les 17 milliards de dollars d'ici 2023. Un succès qui s'explique entre autres par l'engouement des Millennials pour ce produit devenu en quelques années le make-up signature de toute une génération, qui le porte sans complexe au quotidien. Dédramatisé, le rouge est perçu comme un booster d'estime de soi et comme un accessoire de mode à part entière qui se doit d'être lui aussi... instagrammable. Et le nouveau Rouge Hermès risque bel et bien d'enflammer la Toile. Son design à la fois simple et ludique tourne le dos aux codes d'une féminité stéréotypée. La collection s'accompagne aussi de petits accessoires en veau Madame pensés pour augmenter encore la désirabilité d'un produit soudain moins volatil qu'il n'y paraît. " Ce seront d'infatigables compagnons de sacs, renchérit Jérôme Touron, directeur de la création de la Beauté Hermès. Une révélation pour celles qui à travers eux découvriront Hermès. " Les intentions sont claires : par le biais de ce lancement, premier d'une longue série, la marque entend bien séduire une nouvelle clientèle et entrer de plain-pied dans un secteur porteur estimé aujourd'hui à plus de 530 milliards d'euros.