Le Domaine de Murtoli, à Sartène, au sud de l'île et à l'ouest de Bonifacio, c'est la Corse écolo-chic. Dissimulé à travers 2 000 hectares de maquis sauvage, ce resort mise à 100 % sur une rusticité synonyme de charme et de luxe. Tuiles centenaires, briques crues, bois anciens, portes massives, murs chaulés et meubles de caractère décorent les bergeries d'autrefois reconverties en résidences de vacances tout confort. De la beauté à l'état brut ! Un style qui a su séduire de nombreux people qui viennent ici se ressourcer en famille ou entre amis, incognito, bien cachés au c£ur d'une nature préservée, bénéficiant même parfois d'une petite crique privée.
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Le Domaine de Murtoli, à Sartène, au sud de l'île et à l'ouest de Bonifacio, c'est la Corse écolo-chic. Dissimulé à travers 2 000 hectares de maquis sauvage, ce resort mise à 100 % sur une rusticité synonyme de charme et de luxe. Tuiles centenaires, briques crues, bois anciens, portes massives, murs chaulés et meubles de caractère décorent les bergeries d'autrefois reconverties en résidences de vacances tout confort. De la beauté à l'état brut ! Un style qui a su séduire de nombreux people qui viennent ici se ressourcer en famille ou entre amis, incognito, bien cachés au c£ur d'une nature préservée, bénéficiant même parfois d'une petite crique privée. Pendant que les adultes goûtent aux charcuteries corses, au brocciu, le fromage " national ", ou encore à une cocotte de veau aux olives longuement mijotée, les enfants s'ébattent sur la plage en compagnie de Henri l'amiral. Son job : veiller sur la mer turquoise qui baigne le domaine et conseiller les hôtes à la recherche des baies aux eaux cristallines et des étendues de sable fin. Aux jeunes apprentis matelots, il apprend à confectionner rafiots et autres jouets improvisés, à l'aide du bois flotté offert par la Méditerranée. Envie de jardinage ? Pierrot est là pour les initier aux plantes du potager (photo ci-contre). Des herbes que tout un chacun peut venir cueillir pour se préparer des petits plats dans son logement. Christine, elle, emmène les cavaliers à travers champs et le long des plages bordées d'immortelles, fleurs délicates que s'arrachent aujourd'hui les firmes cosmétiques pour leurs vertus cicatrisantes. Et si le vent souffle trop fort, vite, on se réfugie dans la grotte, cachette insoupçonnée et écrin original d'un restaurant gastronomique où les chants polyphoniques résonnent pendant que l'on savoure un tartare de poisson à la mangue, concocté par le chef. Le soir venu, la plage s'improvise en bar lounge éclairé aux bougies et équipé de matelas où il fait bon s'allonger pour déguster un verre de clos Canarelli, le vin blanc du cousin du propriétaire des lieux. Enfant du pays, Paul Canarelli a d'abord hérité de son grand-père d'une parcelle de terrain comportant une bergerie. Après l'avoir rénovée et fort du succès auprès de ses hôtes, il en acquiert beaucoup d'autres. Rattrapé par l'envie de rendre hommage à ses racines et à son île, tout en préservant son caractère particulier, il crée le Domaine de Murtoli. De Sartène à Bonifacio, il n'y a qu'une cinquantaine de kilomètres. Une superbe route panoramique, en bord de Méditerranée, mène jusqu'à son petit port de pêche, où les tavernes servant du poisson grillé invitent à une halte. Le marché hebdomadaire permet également de goûter aux saveurs corses, avec ses fruits gorgés de soleil et ses fromages au goût franc rappelant la vocation pastorale de l'île de Beauté. L'étroit goulet naturel qui entoure la marina est un lieu rêvé pour l'accostage des yachts des beautiful people qui viennent ici se pavaner, non loin des îles Lavezzi et Cavallo. Des îlots paradisiaques où l'on se baigne dans une eau limpide qui borde les calanques et s'infiltre dans les grottes marines. Suspendues au-dessus de la grande bleue sur une falaise calcaire, les hautes maisons de Bonifacio aux façades léchées par le vent et les embruns lui ont valu le surnom de " cité des falaises ". Étroites, quelquefois austères mais bourrées de charme, ces demeures accrochées sur leur piton rocheux donnent tout son caractère à la ville. Pour approvisionner jadis ces demeures, d'ingénieuses arches ont été tendues entre les toits des habitations afin de recueillir l'eau de pluie et alimenter les citernes. Situé à l'extrémité ouest de la falaise, se trouve le cimetière marin, vieux de trois cents ans où s'alignent les chapelles familiales. Ces tombeaux blancs, orientés face au soleil couchant, sont pour certains vastes et cossus. D'autres, plus modestes, sont simplement recouverts de quelques fleurs. Un lieu paisible, empreint d'une belle mélancolie. Le nord de l'île offre une tout autre ambiance. Dans ce coin de Haute Corse, le maquis fait place à une pinède odorante. À une quinzaine de kilomètres de Bastia, on découvre le lido de la Marana, un long bandeau de sable fin qui s'étend de Furiani à Golo. Cette zone urbanisée et touristique s'est blottie entre la mer et la réserve naturelle de l'étang de Biguglia. Un site rêvé pour se ressourcer en famille. Dès potron-minet, la vie s'éveille au c£ur des différents bungalows du club Belambra, avec le piaillement des oiseaux, le bruit des vagues et les rires des enfants. Connu pour ses activités réservées aux kids en fonction des différentes catégories d'âge, le village de vacances a récemment ouvert un club poussin pour les petits de moins de 3 ans. La longue plage de sable fin mène vers Bastia, ville d'art et d'histoire. Il faut pousser les portes de ses églises pour contempler ses riches ornements baroques ou rococo. Plafonds enrichis de polychromies, fioritures et autres objets de dévotion richement exposés, caractérisent les différents édifices religieux de la citadelle. Mais, comme dans la plupart des cités côtières corses, l'âme de la ville se laisse surtout saisir au vieux port. Posé en forme de fer à cheval face à la mer, s'y échelonnent des maisons aux façades pastel, l'église Saint-Jean-Baptiste et ses deux clochers apportant du caractère au panorama. Tout le monde ici vous le dira : pour prendre un bol d'air frais et s'éloigner des sites ultrafréquentés, il faut se rendre au Cap. Cette petite langue de terre qui s'avance seule dans la mer, tout au nord de l'île, est un pur joyau de nature. Et de charme. La première partie du cap se donne même des airs italiens de côte amalfitaine, avec son étroite route qui serpente le long de la grande bleue, en égrenant de ravissants villages. Il y a Erbalunga et sa jolie tour génoise en ruine qui garde la mer, Tomino le hameau perché au milieu d'un bois de chênes et de châtaigniers, ou encore le petit port de Centuri, célèbre pour sa spécialité de la langouste. Et si malgré tout vous recherchez le glamour et la vie de stars, rien ne vaut Saint-Florent avec sa citadelle génoise, ses ruelles pavées où flâner tout en dégustant une glace à la figue ou à l'orange confite. Dans la marina, il ne faut pas être haut comme trois pommes pour écarquiller les yeux face à la multitude d'imposants yachts de luxe qui y sont amarrés. Ceux-ci, superbes, confèrent une ambiance très jet-set à cette petite cité du littoral qui ose la comparaison avec Saint-Tropez. Si le bling-bling vous insupporte, poussez jusqu'à Oletta, à une vingtaine de kilomètres. On y retrouve tous les bonheurs de la Corse vraie de vraie avec ses maisons austères qui se marient si bien avec la nature sauvage. Et c'est sans doute là au détour de la route que réside le sortilège de cette île qui séduit par sa multiplicité de paysages, les uns plus surprenants que les autres. PAR SANDRA EVRARD