Il y a celles et ceux qui ont préparé du banana bread ou attendu patiemment que leur levure prenne, et puis les autres, qui ont décidé de mettre les (re)confinements à profit pour se (re)mettre au sport. De préférence, avec l'assistance d'applications et objets connectés en tout gen...

Il y a celles et ceux qui ont préparé du banana bread ou attendu patiemment que leur levure prenne, et puis les autres, qui ont décidé de mettre les (re)confinements à profit pour se (re)mettre au sport. De préférence, avec l'assistance d'applications et objets connectés en tout genre, histoire de cultiver la motivation et tracer les progrès. Avec parfois le risque de se retrouver prisonnier malgré soi d'une course à la performance. Une étude espagnole publiée au printemps (*) a révélé que la pandémie avait augmenté le risque de bigorexie, soit l'addiction au sport, chez les personnes qui en avaient une pratique régulière. Les hommes sont deux fois plus prédisposés que les femmes, le risque augmentant avec le niveau d'études et le statut, les célibataires risquant davantage l'addiction que les couples. A la clé, un marché juteux pour le secteur: rien qu'aux Etats-Unis, les téléchargements d'applis dédiées au sport ont augmenté de 47% au deuxième trimestre de 2020, tandis qu'entre mars et octobre de la même année, le budget dédié à l'équipement a doublé jusqu'à atteindre 2,3 milliards de dollars de revenus. Le fondateur du vélo stationnaire Peloton a quant à lui vu ses rentrées tripler, le rendant milliardaire en pleine pandémie. Et le bilan 2021 devrait être assez similaire au vu des bonnes habitudes prises...