Christophe Pillet est l'un des designers les plus talentueux de sa génération. Etudes aux Arts décoratifs de Nice, long stage de trois ans à la Domus Academy de Milan, au c£ur du bouillonnement créatif que connaît alors l'Italie, puis, au milieu des années 1990, après plusieurs années passées aux côtés de Philippe Starck, il ouvre sa propre agence. Ses créations, très vite, sont éditées par les plus grands fabricants de mobilier (Cappellini, Ceccotti, Citta...) et les commandes affluent.
...

Christophe Pillet est l'un des designers les plus talentueux de sa génération. Etudes aux Arts décoratifs de Nice, long stage de trois ans à la Domus Academy de Milan, au c£ur du bouillonnement créatif que connaît alors l'Italie, puis, au milieu des années 1990, après plusieurs années passées aux côtés de Philippe Starck, il ouvre sa propre agence. Ses créations, très vite, sont éditées par les plus grands fabricants de mobilier (Cappellini, Ceccotti, Citta...) et les commandes affluent. Sa philosophie à propos du design ? " C'est un hobby plutôt qu'un métier, assure-t-il. Un designer, ça ne sert à rien... ou presque. " Derrière cette affirmation un brin provocatrice se cache, en réalité, un boulimique du travail, désireux de " répondre au désir, à la fois collectif et individuel, du vivre mieux ". " Désormais, s'enthousiasme-t-il, le sujet du design, ce n'est plus les objets, mais les gens. " Pour eux, il imagine aussi bien des meubles que des collections de vases (Daum), du mobilier urbain (Jean-Claude Decaux) ou des agencements de boutiques (pour Jean-Claude Jitrois ou Rodolphe Ménudier). La logique et l'unité de cet éclectisme se résument en un mot : la simplicité. " Une réaction, explique-t-il, contre le baroque qui, dans les années 1980, avait envahi le design. " Son extraordinaire vitalité, son inventivité jamais prise en défaut mais aussi sa convivialité, Christophe Pillet les a mises au service de ses parents, Françoise et Gérard, et, pour eux, s'est mué en architecte. La maison qu'il leur a réalisée, à Saint-Raphaël, est perdue dans la nature, pratiquement invisible tant qu'on n'est pas dans le jardin qui l'entoure. Sous la belle lumière de l'Esterel, elle est parfaitement pure, généreusement ouverte et résolument moderne. " J'ai voulu une maison normale, confie Christophe Pillet. Sans effet ostensible ou gratuit, simplement faite pour être plus heureux. " Superbement intégrée à l'environnement naturel, l'habitation est conçue pour en jouir pleinement : beaucoup d'ouvertures, de tous les côtés, et de belles persiennes pour se protéger de la forte chaleur. Deux éléments structurent le bâtiment : la lumière, qui circule librement dans toutes les directions, et des escaliers en béton (l'un, conduit de la salle de séjour à la piscine, l'autre donne accès au niveau supérieur). De grands volumes dépouillés se révèlent ainsi avec une vraie noblesse. Au premier niveau se succèdent une vaste salle de séjour, une cuisine et la chambre principale. A l'étage sont nichées les chambres d'amis. Solides et sobres, les matériaux, eux aussi, sont l'expression des partis pris de Christophe Pillet : chêne au sol du salon, inox et bois fruitiers dans la cuisine, lambris de bois tropical aux murs de la chambre, carreaux de pâte de verre dans la salle de bains. Dans ce cadre de vie empreint de sérénité, le designer-architecte a marié ses plus élégantes créations aux meubles contemporains, des plus grands designers, des collections de ses parents... Tout en harmonie. Reportage : Luxproductions. com