Peter Colemont vit à Gors-Opleeuw, un petit hameau rural d'à peine 400 habitants. La région, magnifique, abrite des témoins du passé médiéval de la Hesbaye : quatre châteaux où, jadis, la noblesse et la riche bourgeoisie adoraient festoyer autant que s'enivrer. Face à ces beaux alentours, chaque jour, notre homme se rappelle de la chance qu'il a de pouvoir réaliser son rêve de viticulteur. A 51 ans, après avoir abandonné son poste de professeur en biologie et d'écologie au collège de Saint-Trond, il profite allègrement de sa seconde vie. Il organise des dégustations, transmet ses connaissances le soir venu et donne des formations sur l'accord mets-vins, à Hasselt. Le reste de son temps ? Il le consacre à une seule chose : faire du bon vin. En ayant opté pour une petite entreprise viable, il peut se consacrer pleinement au processus de vinification, loin des tâches logistiques et administratives qu'il déteste. Il insiste d'ailleurs sur un point : " L'erreur la plus fréquente chez les viticulteurs est de vouloir s'agrandir à tout prix, occultant souvent la passion au profit du business. " L'unique sou...