Il y a des signes qui ne trompent pas. Quand on entend que le chaland se presse en masse dans la nouvelle boutique bruxelloise Primark, attiré par des prix défiant toute concurrence, et qu'à l'inverse, nombreuses sont les petites et grandes griffes créatives à ramer rageusement pour séduire de nouveaux acheteurs, on se dit qu'il existe un sérieux fossé entre la mode telle qu'elle est dévoilée sur les podiums et celle qui se vend, se vit et s'apprécie dans la rue. Le prix est indiscutablement la raison première de cette distorsion. Impossible de concurrencer des pantalons, certes basiques, vendus 8 euros ou des tee-shirts étiquetés à 3 euros. Et qu'importe, manifestement, si ceux-ci ont été fabriqués dans des conditions sociales (très) peu appréciables...
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