Son Fashion Show est fixé à 23 h 30, dans le cadre de la soirée Mode c'est Belge organisée par Weekend et Dirty Dancing dans l'un de hauts lieux du hype bruxellois, le Mirano Continental. Au programme également, ce soir-là, l'exposition des photos de la carte blanche que notre magazine a donnée à Anthony Vaccarello (lire aussi pages 48 à 57) ainsi que la projection du making of de ce shooting exclusif. Un rendez-vous à ne pas manquer !
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Son Fashion Show est fixé à 23 h 30, dans le cadre de la soirée Mode c'est Belge organisée par Weekend et Dirty Dancing dans l'un de hauts lieux du hype bruxellois, le Mirano Continental. Au programme également, ce soir-là, l'exposition des photos de la carte blanche que notre magazine a donnée à Anthony Vaccarello (lire aussi pages 48 à 57) ainsi que la projection du making of de ce shooting exclusif. Un rendez-vous à ne pas manquer ! Pour mettre en scène la collection de sa dernière année à La Cambre, Amandine Labidoire a eu envie d'explorer le fascinant et étrange univers graphique de l'Asie en général et du Japon en particulier. Pour commencer, elle a réuni une impressionnante collection de dessins, d'illustrations et de photos. Les écolières Manga, vêtues de cravates et de jupettes, y voisinent avec d'adorables petits singes présents sur des boîtes à jouets thaïlandais. Les samouraïs côtoient les champions des arts martiaux. Après avoir contemplé, intégré et " digéré " cette quantité d'images, Amandine a inventé et dessiné un nouveau monde, peuplé de ses propres personnages. Ses dessins, simplifiés à l'extrême, représentent une silhouette ou un visage très stylisés, à peine esquissés. Ils ont servi à réaliser des patrons. " Je pars d'un dessin très simple, le pose à même le tissu et coupe sur les traits, explique Amandine. Ensuite, je place ce " patron " sur le buste. Commence alors un travail d'observation, d'ajustement et de sculpture pour trouver un volume qui soit un vêtement. Les choses se mettent en place petit à petit. " Une démarche intellectuelle, donc, focalisée sur la coupe et la forme du vêtement. La recherche au niveau de la ligne et du volume constitue la plus grosse partie du travail. Une fois que les codes sont là, l'interprétation et la déclinaison deviennent faciles. Le vêtement se prête alors à flirter avec toutes les matières, la soie, le velours, le denim illuminé par le Lurex ou encore le drap de laine. Au final, cette recherche minutieuse et laborieuse de nouvelles lignes est à l'origine d'une collection pour femmes jeunes. Pleine de fraîcheur et de trouvailles graphiques, elle reflète instantanément le talent et l'amour de la jeune Française pour le dessin. " Je dessine depuis toujours", confie Amandine. Sa passion pour la couture, elle, débute à l'âge de 6 ans, avec la confection d'une robe pour sa poupée. Plus tard, la jeune fille passe des heures à £uvrer à sa machine à coudre pour " bidouiller plein de trucs ". Petit à petit, son savoir-faire se perfectionne et se structure, les " trucs " deviennent de vrais vêtements qu'elle arbore fièrement au lycée. " J'aime dessiner et coudre, dit-elle. J'aime fabriquer un vêtement, j'aime l'idée qu'on puisse le porter et qu'il puisse servir. Je suis venue à la mode par la couture. " L'idée de suivre une formation dans une école de mode est venue tout naturellement mais Amandine a fait d'abord une halte à l'Ecole d'arts appliqués Duperré à Paris. Au programme ? Le dessin, encore et toujours, mais aussi des recherches en stylisme et la communication visuelle. C'est un prof de l'école Duperré qui lui a conseillé de faire La Cambre. Comme tous ses condisciples, Amandine évoque un apprentissage éprouvant et exigeant. Une fois le diplôme en poche, on oublie les mauvais moments, seul le résultat compte. " Je dessine mieux, j'ai appris à travailler dur, à réfléchir et à chercher. " Sa voie n'est certes pas encore tracée, mais elle est fière de son bagage, très motivée et sûre de sa philosophie à suivre : " J'aime une mode juste et intemporelle, j'admire Balenciaga, Raf Simons et le duo Bless ." Le temps est venu de peaufiner son book et d'aiguiser ses armes avant de se lancer à l'assaut de ses premières expériences professionnelles. Carnet d'adresses en page 176.Barbara Witkowska