Qu'ont en commun un opéra du Mexicain Federico Ibarra, les films Donnie Darko et Matrix, une statue réalisée par José de Creeft en 1959 ou encore, dans des genres diamétralement opposés, les albums Eat me, drink me de Marilyn Manson, Alice & June d'Indochine et Le Cheshire Cat et moi de Nolwenn Leroy ? Contrairement à celle du Chapelier Fou, la devinette a une ré...

Qu'ont en commun un opéra du Mexicain Federico Ibarra, les films Donnie Darko et Matrix, une statue réalisée par José de Creeft en 1959 ou encore, dans des genres diamétralement opposés, les albums Eat me, drink me de Marilyn Manson, Alice & June d'Indochine et Le Cheshire Cat et moi de Nolwenn Leroy ? Contrairement à celle du Chapelier Fou, la devinette a une réponse : ces différents opus possèdent tous un lien, fort ou ténu, avec Alice au pays des merveilles. Et la liste des références artistiques et autres produits dérivés devrait encore s'allonger - nul besoin ici des champignons magiques auxquels recourt l'héroïne de Lewis Carroll pour modifier sa taille. Pour preuve : alors que l'arrivée sur grand écran n'est prévue chez nous que le 10 mars prochain, le dernier Tim Burton a déjà inspiré une collection de bijoux chez Swarovski, de nouveaux macarons chez Pierre Hermé, une expo signée Manish Arora, Ann Demeulemeester, Maison Martin Margiela et consorts, une mini-ligne de vernis à ongles psychédéliquesà et un shooting de mode dans Le Vif Weekend ( lire en pages 20 à 25). Au-delà du merchandising, le film fait plus de bruit que Tweedledee et Tweedledum réunis. Parce que de grands propriétaires de cinés, furieux que les studios Disney écourtent le sacro-saint délai de 4 mois entre une sortie en salle et la mise en vente des DVD, ont déjà annoncé qu'ils ne le programmeraient pas. Parce que, surtout, le projet est présenté comme un des plus ambitieux du réalisateur américain. Parce que ce dernier a comme toujours travaillé avec sa famille de c£ur, aussi, et que l'on a hâte de voir Johnny Depp entonner la chanson du non-anniversaire et de découvrir Helena Bonham Carter, Madame Burton - géniale dans Sweeney Todd - sous les traits de la Reine Rouge. Ou encore d'admirer l'un des plus beaux vestiaires imaginés par Colleen Atwood, autre comparse de toujours. Dans l'interview qu'elle nous a accordée (lire en pages 16 à 19), la costumière évoque les contraintes du mix entre personnages réels et animés. Et bien d'autres choses encore, que je n'ai pas le temps de vous raconter ici : " Je suis en retard ! En retard ! En retard ! "Delphine Kindermans, Rédactrice en chefDelphine KindermansLe film fait plus de bruit que Tweedledee et Tweedledum réunis