Il n'y a plus de saison, ma bonne dame ! Apprêtez-vous à entendre régulièrement ce refrain, quand les collections printemps-été 2012 débouleront en boutique. Car les pièces en tricot continueront de squatter notre dressing, une fois les beaux jours revenus. Chez Isabel Marant (photo), on découvre ainsi un pull coloré maille XXL porté à même la peau, comme une robe. Même obsession du côté de Stella McCartney. Ou encore chez Gérard Darel, où l'on aperçoit des pulls en jacquard nor...

Il n'y a plus de saison, ma bonne dame ! Apprêtez-vous à entendre régulièrement ce refrain, quand les collections printemps-été 2012 débouleront en boutique. Car les pièces en tricot continueront de squatter notre dressing, une fois les beaux jours revenus. Chez Isabel Marant (photo), on découvre ainsi un pull coloré maille XXL porté à même la peau, comme une robe. Même obsession du côté de Stella McCartney. Ou encore chez Gérard Darel, où l'on aperçoit des pulls en jacquard norvégien, à manches courtes s'il vous plaît, il peut faire chaud (ou frisquet) ne l'oublions pas ! En mode plus que partout ailleurs, les saisons ont de plus en plus tendance à se mélanger. En témoigne l'idée défendue par Burberry Prorsum : permettre à ses clients de commander, via tablettes et smartphones, les pièces phares de sa ligne, et ce dès la fin de son défilé. Le tout livrable quelques semaines plus tard seulement, sans attendre les quatre à cinq mois qui séparent généralement la présentation d'une collection et son apparition dans les rayons. Sans risquer, surtout, que son public, toujours avide d'exclusivité, aille chercher son bonheur ailleurs. " Cet attrait pour la maille s'explique par le fait que les marques accordent de plus en plus d'importance à la demi-saison, détaille Laurent Le Mouël, directeur de la création du bureau de tendances parisien Nelly Rodi. L'intérêt est de proposer quatre périodes de collections différentesà et quatre périodes de soldes. De plus, la maille est un produit créatif qui permet des fantaisies à des prix raisonnables. " Autre hypothèse avancée pour expliquer cet engouement fashion ? La météo capricieuse, à mettre en lien avec le réchauffement climatique. Le thermomètre se dérègle, les glaces fondentà et voilà la planète mode qui se passionne pour l'univers marin, autre grande tendance de l'été 2012. Un sac filet de pêche à la main, les filles Chanel évoluent, telles des naïades modernes, au milieu des bancs de coraux et de coquillages. Les ailerons de requins s'accrochent aux accessoires de Givenchy. Versace leur préfère les étoiles de mer et les hippocampes, alors que Giorgio Armani et Sportmax taillent leurs looks dans des matières scintillantes et iridescentes. " Cette mouvance aquatique est à mettre en parallèle avec celle de la banquise, en vogue cet hiver, analyse le tendanceur. Des terres inconnues pour l'homme, un monde imaginaire porteur de rêves et de mystère. "CATHERINE PLEECK