Sans doute Giorgio Armani n'a-t-il même pas vraiment senti le temps passer, tous ceux qui ont eu un jour la chance de le rencontrer vous le diront, la nostalgie, cela n'a jamais été son truc. Quand il parle d'hier, il n'y a pas de place pour les pauses. Ce qu'il préfère, c'est raconter comment il a été " happé " par ce travail, " jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année et finalement dizaines d'années après dizaines d'années, sans agenda caché ". Et cela fait déjà quarante ans que ça dure. Une sacrée tranche de vie, la moitié de la sienne, qui valait bien un petit coup d'oeil dans le rétroviseur. Alors tant qu'à faire, le créateur italien a décidé de voir grand. Très grand, même, en offrant à la ville de Milan bien plus qu'un simple musée. Et à ses 500 invités privilégiés un défilé hommage de 144 silhouettes tout simplement vertigineux.
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