Si la gentrification n'est pas née à New York, c'est bien là que cette tendance est la plus marquée. Des quartiers où, auparavant, personne n'osait venir sont rapidement investis par des griffes branchées, suivies par les grandes chaînes de distribution et les promoteurs immobiliers. Soho et Meatpacking ont d'abord succombé, puis la vague hipster a atteint Williamsburg, à Brooklyn, de l'autre côté du détroit. Mais il subsiste encore à Manhattan une parcelle du Big Apple authentique, avec ses boutiques pleines de charme, ses restaurants conviviaux et son Chinatown : le Lower East Side.
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Si la gentrification n'est pas née à New York, c'est bien là que cette tendance est la plus marquée. Des quartiers où, auparavant, personne n'osait venir sont rapidement investis par des griffes branchées, suivies par les grandes chaînes de distribution et les promoteurs immobiliers. Soho et Meatpacking ont d'abord succombé, puis la vague hipster a atteint Williamsburg, à Brooklyn, de l'autre côté du détroit. Mais il subsiste encore à Manhattan une parcelle du Big Apple authentique, avec ses boutiques pleines de charme, ses restaurants conviviaux et son Chinatown : le Lower East Side. Il y a quinze ans, des carcasses de viande jonchaient encore les rues de Meatpacking, où les bouchers venaient acheter leur marchandise. Cinq ans auparavant, on ne se serait baladé le soir à East Village qu'au prix d'un chapardage en bonne et due forme. Aujourd'hui, New York est une des mégalopoles les plus sûres au monde. On ne s'en plaindra pas, bien sûr, mais la ville a, dans le même temps, perdu un peu de son charme. C'est au Lower East Side qu'on peut le retrouver dans une certaine mesure. A l'origine, ce quartier était le plus sale de la cité. Des émigrés du monde entier arrivaient par bateau à Ellis Island, pour s'installer ensuite dans les logements insalubres. De nos jours, il n'y paraît plus, mais en raison de son histoire, le coin attire peu les nantis. En revanche, pour les artistes et les jeunes designers, il constitue un cadre de vie idéal. L'extrémité de ce territoire, baignée par l'East River, offre une vue impressionnante sur Brooklyn et le pont de Manhattan. Ce dernier surplombe un parc légendaire, où des centaines de jeunes viennent prendre du bon temps, armés de leur planche à roulettes. Orchard Street, la rue la plus fréquentée, est bordée d'une foule de petites galeries, de concept stores, de boutiques de seconde main originales et de créateurs locaux. L'Essex Street Market, sur le coin de la Delancey Street et de l'Essex Street, vaut elle aussi le détour : on y trouve un marché aux poissons, une boulangerie authentique et un salon de coiffure désuet, et la viande y est encore vendue au crochet. Plus à l'ouest, le visiteur entre dans la partie chic du quartier, avec des magasins de vêtements un peu plus chers, des hôtels et des restaurants branchés.Cela fait plus de cent ans que ce restaurant sert de la comfort food juive américaine dans un agréable cadre Art déco. Si l'artiste Laurie Anderson et le chanteur Michael Stipe y viennent sans doute déguster le caviar à 175 dollars la petite cuillère, d'autres spécialités s'échangent à un prix abordable, comme le hareng saur, le cherry shrub (une boisson fraîche au vinaigre) et l'egg cream (une boisson lactée sucrée, inventée ici à la fin du XIXe siècle). 127, Orchard Street. www.russanddaughters.com Le feu ouvert trônant dans le salon est incontestablement l'un des points forts de cet hôtel. Outre son intérieur sophistiqué, ses prix raisonnables, ses chambres spacieuses et son jardin, l'endroit abrite aussi un restaurant de haut niveau : le Dirty French. 180, Ludlow Street. http://ludlowhotel.com L'ice cream sandwich (un biscuit fourré à la crème glacée) est un dessert typiquement américain. Chez Melt, ses composants sont confectionnés sur place. Le Lovelet est très prisé, mais la spécialité du jour peut aussi faire l'objet d'une délicieuse découverte. 132, Orchard Street. www.meltbakery.com Si les boutiques de vêtements ne manquent pas, ØDD sort nettement du lot. À côté des chaussures de la marque belge Rombaut, on y trouve notamment des pièces d'Iris van Herpen, Gareth Pugh, Jeremy Scott, Jean-Pierre Braganza et d'Ann Demeulemeester. 164, Ludlow Street. http://odd-style.com Le véganisme est en vogue à New York. La marque de cosmétiques OCC est non seulement respectueuse des animaux, mais ses rouges à lèvres aux couleurs vives ont été conçus pour être mélangés. On peut ainsi se créer un look personnalisé et varier les plaisirs. 174, Ludlow Street. http://occmakeup.com Il y a seize ans, cette " librairie radicale " a été fondée par une militante féministe. Aujourd'hui, elle est entièrement gérée par des bénévoles et propose des ouvrages sur les études de genre, le changement climatique, le commerce équitable, les thématiques LGBTQ, les sujets d'actualité politique et, bien sûr, le féminisme. 172, Allen Street. http://bluestockings.com Ce concept store est l'endroit idéal pour qui souhaite ramener autre chose qu'un tee-shirt " I Love New York ". 37, Orchard Street. www.comingsoonnewyork.com Vous ne le trouverez peut-être pas immédiatement : l'Attaboy est un véritable bar clandestin, masqué derrière une façade décrépie et une porte hideuse. Ce n'est qu'après avoir sonné que vous découvrirez l'un des meilleurs bars à cocktails de la ville. 134, Eldridge. Boutique vintage à la déco originale où l'on peut dégotter pas mal d'articles inédits à prix abordable (ils coûtent parfois une fortune dans cette métropole). L'endroit parfait pour dénicher un trésor caché. 27, Orchard Street. www.georgianyc.com Du pigeon haché, de la confiture de basilic, ou encore un porte-clés avec la mention " You should totally get a new job "... Un peu de tout pour qui aime ce qui sort du commun. 38, Orchard Street. https://projectno8.com PAR LANA BAUWENS" Cet endroit représente un mix parfait : stylistes débutants, valeurs sûres et Chinatown évidemment. "