Avec plus de 1 600 boutiques clientes, dont 15 en propre et une vingtaine de franchisés, Fashion Club 70 est le principal agent des grandes marques de la mode italienne pour le Benelux. Né au Trade Mart à Bruxelles, FC70, en abrégé, a été fondé voici quarante ans par Luc Dheedene et occupe depuis les années 90 un ancien entrepôt dans les quartiers portuaires d'Anvers, d'où son propriétaire dirige aujourd'hui plus de 200 collaborateurs. A ses côtés, ses deux garçons, Miguel et G...

Avec plus de 1 600 boutiques clientes, dont 15 en propre et une vingtaine de franchisés, Fashion Club 70 est le principal agent des grandes marques de la mode italienne pour le Benelux. Né au Trade Mart à Bruxelles, FC70, en abrégé, a été fondé voici quarante ans par Luc Dheedene et occupe depuis les années 90 un ancien entrepôt dans les quartiers portuaires d'Anvers, d'où son propriétaire dirige aujourd'hui plus de 200 collaborateurs. A ses côtés, ses deux garçons, Miguel et Gregory. " Je n'y croyais pas au début, sourit le patriarche. L'un voulait devenir avocat, l'autre cuisinier. Mais ils venaient travailler chez moi comme étudiants. Ils y ont pris goût. " Les deux frères ont rejoint leur paternel voici vingt ans pour l'aîné, quinze pour le plus jeune. Entre eux, les rôles se sont répartis au fil du temps. Gregory s'occupe de l'interne - l'organisation, le personnel, le budget... -, Miguel de l'externe - les boutiques, le public, les marques... - et Luc supervise. Il reste le grand patron. " On a beaucoup de réunions, de brainstormings. " Il y a, bien sûr, d'autres responsables : directeur commercial, directeur financier... La firme joue dans la cour des grands. " On a vite compris qu'on avait besoin de structure ", conclut Gregory. D'autant que, loin de se reposer sur ses lauriers, la société poursuit son développement en se lançant de nouveaux défis. Dernier en date : créer sa propre marque de vêtements. La deuxième collection de sneakers vient d'être présentée. " Si j'écoutais le PS, je devrais déjà être pensionné, ironise Luc. Mais je ne compte pas m'arrêter, je ne pourrais pas faire autre chose. Et puis je bouge beaucoup, je voyage, pour le travail et le plaisir. Il faut aller voir les collections, découvrir de nouvelles tendances, saisir ce qui se passe ailleurs, en Chine, au Japon... " Quand il est en Belgique, le trio se voit tous les jours. " On s'entend bien. S'il y a un problème, je les emmène manger un bout pour en discuter, explique le papa. Je pense que c'est plus facile en famille parce qu'on peut se dire les choses. Avec les collaborateurs, on doit mettre des gants. " L'entente parfaite ? Cela y ressemble. Au moment de notre entretien, leurs femmes étaient en vacances ensemble, avec les enfants, quelque part en Méditerranée. Les hommes s'apprêtaient à les rejoindre. On ne se quitte décidément pas facilement, chez les Dheedene. www.fashionclub70.be