Puisque les chiens ne font pas des chats et que son papa manquant aimait la boxe comme seul un fan total peut l'aimer, Marka, chanteur, père d'Angèle et de Roméo Elvis, de même qu'époux de Laurence Bibot, comédienne, porte son gant de boxe miniature sur une longue chaîne en or qui vient orner sa poitrine de rockeur - " C'est l'un des rares trucs qui me rapproche de lui ". Il ne sait plus s'il l'a reçu en cadeau ni comment ni pourquoi. Une seule chose est sûre, ce symbole d'un sport de combat qui ne s'adresse pas aux mauviettes lui sert de métaphore et d'amphore aux souvenirs. La chambre du paternel tapissée d'affiches, notamment celle du combat du siècle entre Mohamed Ali et George Foreman à Kinshasa, en 1974. Sa découverte intime de l'entraînement, des coups, du sac et du shadow boxing puis de son corps qui refuse tout net. L'exemple offert par ce poids lourd américain, né Cassius Clay, le plus grand de tous les temps, cet homme " super beau, très fort pugilistiquement, capable de sortir des punchlines qui pouvaient faire mal " et qui, définitivement, lui sert de guide. " C'est un sport difficile et dangereux, qui exige d'être habité d'une envie réelle de s'en sortir. A ma connaissance, il n'y a pas beaucoup de boxeurs fils de bonne famille... " Voilà pourquoi sans aucun doute, quand il n'est pas en tournée sous son nom ou avec Allez, Allez, Marka mouille sa chemise pour organiser le Gala des Solidarités, le quatrième du nom a eu lieu en octobre dernier, l'occasion de réunir sur scène " des artistes belges pour récolter des fonds au profit d'associations qui viennent en aide aux SDF et épousent la cause ". Tout ceci ne l'empêche pas d'endosser en sus des rôles devant la caméra - il participe en ce moment au pilote d'une série titrée Fils de et au long-métrage de Jan Bucquoy, le bien nommé La dernière tentation des Belges. La sienne, outre le ring, a les accents du succès phénoménal de ses enfants rois.

L'un des rares trucs qui me rapproche de lui