En installant une ruche sur le toit de leur pâtisserie, Ted et Chuck, le couple amélie-poulinesque de la délicieuse série Pushing daisies (1.) ont bel et bien lancé leà buzz. Totalement en phase avec l'idée que les légumes sont meilleurs de saison et si possible récoltés dans un potager à deux pas de la maison. Pour le miel, c'est pareil. Plus besoin de faire venir de très loin des miels de sapin ou de lavande : à Bruxelles, désormais, c'est le nectar urbain qui a la co...

En installant une ruche sur le toit de leur pâtisserie, Ted et Chuck, le couple amélie-poulinesque de la délicieuse série Pushing daisies (1.) ont bel et bien lancé leà buzz. Totalement en phase avec l'idée que les légumes sont meilleurs de saison et si possible récoltés dans un potager à deux pas de la maison. Pour le miel, c'est pareil. Plus besoin de faire venir de très loin des miels de sapin ou de lavande : à Bruxelles, désormais, c'est le nectar urbain qui a la cote. Rien à voir bien sûr avec le " miel de bulles à verre " qui aurait, selon l'artiste bruxellois Juan d'Oultremont, père spirituel de cette étrange appellation, des accents prononcés - surtout l'été - de sangria et de sauce barbecue. Si l'on en croit les amateurs, le Miel de Bruxelles, sur le point d'être très officiellement labellisé, aurait même un petit goût de caramel au beurre salé. A Paris, environ 140 000 abeilles et deux reines s'activent sans relâche au sommet de la verrière du Grand Palais (2.), récoltant nectar et pollen dans un rayon de plus de 3 km. Trois autres ruches sont attendues d'ici à 2010. Le but de la man£uvre ? Produire un miel toutes fleurs estampillé Grand Palais bien sûr, mais surtout contribuer à la défense de la biodiversité. A New York aussi, ça butine ferme à Brooklyn, dans le Bronx et même au c£ur de Manhattan. " Tous ces toits plats si haut perchés, c'est l'idéal, assure l'apiculteur David Graves. Elles ne risquent pas d'être dérangées. " Bosseuses, les abeilles citadines ont même un rendement plus de deux fois supérieur à celui de leurs cousines vivant à la campagne : les fleurs des villes seraient moins polluées par les pesticides et les ruches davantage à l'abri du vent et des écarts de température. Un business qui peut s'avérer rentable doncà à condition de trouver des propriétaires désireux d'accueillir, au-dessus de chez eux, de telles locataires à la réputation plutôt piquante. A New York, l'opération séduction menée par David Graves sur les marchés a tellement bien fonctionné que l'offre de " logement " pour ses protégées dépasse aujourd'hui la demande. A défaut d'accueillir des ruches, nos toits et nos balcons peuvent aussi se mettre au vert, histoire de séduire, l'été prochain, une nouvelle génération d'abeilles urbaines. Ça tombe bien, c'est à l'automne que cela se prépare. Il n'y a plus qu'à s'y mettre. Dare-dareàLa deuxième saison de Pushing daisies sera diffusée en octobre prochain sur BeTV. Isabelle Willot