Votre rêve d'enfant ?

Devenir un grand pianiste.
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Devenir un grand pianiste. Vivre de ma passion et continuer à grandir dans ce que je fais. J'aimerais me réaliser à travers mon travail, en assurant qu'il soit de qualité. Absolument les deux. Une forme de répartie et le goût des mots. Mon père possède celui de l'oral et moi, celui de l'oral et de l'écrit. Faire la cuisine. Ça fait deux ans que j'ai envie de douceur. J'aimerais être moins excessif et enflammé, mais je ne semble pas doué pour le quotidien. Ainsi, j'aspire au talent de l'instant. Rien ne me met plus mal à l'aise que quelqu'un qui pense le contraire. Quand je sens que l'humour a ses limites, j'ai envie de partir. On peut dire des choses douteuses et stupides, sans les penser. On porte en soi la bêtise, le racisme ou la misogynie. Le tout étant de jouer avec. Considération. Un duo renferme l'amour, la réconciliation, deux idées qui s'opposent, le conflit potentiel. C'est la condition sine qua non de toute histoire. On n'a pas besoin de plus pour faire entrer le monde. Mes bonheurs se situent dans la vie à deux. Que ce soit avec une femme ou un ami, je n'aime que les tête-à-tête. Sinon, on est dans le cirque, le divertissement. Zelda et Scott Fitzgerald m'intéressent. Gena Rowlands, une actrice exceptionnelle qui a réussi à exprimer énormément de choses contradictoires. Elle est l'union de la féminité, la masculinité, la rage, la colère et le désir. Un jeu de riches. Tout le monde n'a pas les mêmes armes. Certains sont très doués, d'autres moins. Le casting est dégueulasse, mais je ne pourrais pas vivre sans séduction ! Je ris tout le temps, sinon ce serait l'enfer. On me reproche de courir derrière le rire, or je suis d'une impatience pathologique. Le Voyage de Victor (avec Guy Bedos) est joué actuellement au Théâtre de la Madeleine et Promenade de santé (avec Mélanie Laurent) à partir du 25 janvier 2010, au Théâtre de la Pépinière Opéra, à Paris. Par Kerenn Elkaïm Mes bonheurs se situent dans la vie à deux.