Nina De Man (33 ans) sera la présentatrice du Future Summit organisé par Roularta Seminars, ce 18 juin à Bruxelles (lire aussi Le Vif Weekend du 15 mai dernier). Cette trendwatcher multiplie les casquettes : prof de yoga, journaliste, elle anime aussi l'émission Switch sur Studio Brussel. Elle se confie au Vif Weekend.
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Nina De Man (33 ans) sera la présentatrice du Future Summit organisé par Roularta Seminars, ce 18 juin à Bruxelles (lire aussi Le Vif Weekend du 15 mai dernier). Cette trendwatcher multiplie les casquettes : prof de yoga, journaliste, elle anime aussi l'émission Switch sur Studio Brussel. Elle se confie au Vif Weekend. Parler en public ne m'effraie pas. Il n'y a d'ailleurs rien de plus efficace pour vaincre ses peurs que d'y faire face. C'est le leader du groupe Faithless, Maxi Jazz, qui me l'a fait remarquer un jour, juste avant d'entrer en scène. Le truc c'est de rester le plus sincère possible. J'aime devoir compter uniquement sur moi-même. Je trouve particulièrement excitant de me perdre par exemple dans un pays du tiers-monde, sans carte de presse, sans relations dans les hautes sphères, sans sac Delvaux et montrer de quoi je suis capable. Je suis toujours " en recherche ". Je n'ai jamais eu de projets d'avenir précis tels que devenir pompier ou avocat. J'ai dû me convaincre que je n'atteindrais probablement jamais un seul grand objectif. Je m'occupe de trop de choses différentes. Je suis quelqu'un qui aime chercher et je ne désire d'ailleurs pas trouver de point final. A 17 ans, je suis allée au Mexique. C'est tout un monde qui s'ouvrait à une jeune fille de Kalmthout comme moi. Je logeais chez un oncle. J'ai rencontré plusieurs écrivains et Guillermo Arriaga (le réalisateur de The Burning Plain (2009) et scénariste, entre autres, de Amours chiennes (2000) et Babel (2006)). Tout y était libre, progressiste et artistique. C'est dans un milieu comme celui-là que je voulais vivre. De retour en Belgique, j'ai étudié l'espagnol avec pour objectif d'y retourner le plus vite possible. Finalement, l'incertitude m'a retenue ici. Faire des choix, c'est ce qu'il y a de plus difficile. Chaque choix en faveur d'une chose est aussi contre une autre. J'essaie donc d'en faire le moins possible. Le trendwatching m'est littéralement tombé dessus. Alors que je travaillais depuis peu pour JimTv, je devais commenter pour une agence de pub le déferlement de nouveaux courants musicaux. J'y ai rencontré l'analyste de tendances Herman Konings qui m'a proposé une collaboration plus intensive. La télévision m'a aliénée. En tant que présentatrice, on a voulu me ranger dans un cadre bien précis. Mais ces limites me rendaient malheureuse. En réaction, je me suis mise à écrire et à voyager. Je suis du matinà et du soir. Le matin, je me lève ente 6 et 7 heures et j'écris. Vers 10 heures, je me disperse : il faut que je fasse autre chose. Ce n'est que le soir, quand il fait plus calme, que je peux à nouveau me concentrer. J'ai la phobie des embouteillages. Personne n'aime ça mais moi je réagis de façon plus émotive que d'autres. Même si cela peut sembler pédant, je trouve ça terrible d'être freinée dans ma liberté. J'évite donc de prendre la voiture. Je vis au jour le jour. Ne me demandez pas où je serai dans deux ou cinq ans, combien d'enfants j'aurai ou encore où je finirai mes jours, il m'est impossible de vous répondre. Infos : www.futuresummit.be et www.thefuturelaboratory.com Propos recueillis par Pieter Lantsoght