A l'heure actuelle, c'est-à-dire en pleine " foodmania ", plus personne ne peut se permettre de boire idiot. De la même façon qu'il relève du devoir de citoyen de savoir d'où provient la moindre carotte que l'on a dans l'assiette, il est de la plus haute urgence de s'interroger sur le vigneron dans son verre. Pas convaincu ? On rappellera juste, en passant, qu'alors que la vigne représente 3 % des surfaces agricoles françaises, ceux qui la cultivent utilisent 20 % des pesticides vendus dans le pays (1). Pas de doute, il y a une nouvelle approche à inventer, une conscience à retrouver. En attendant que cette révolution se fasse, il y a tout intérêt à passer par ceux qui attachent une importance cruciale à ce divin breuvage, qu'ils soient cavistes, sommeliers ou, comme dans le cas présent, restaurateurs.
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