Dans son appartement parisien, une valise est posée, béante, sur le canapé. Roland Herlory, revenu le matin même de Hong Kong, s'envole cet après-midi vers un autre méridien. Le dirigeant passe son temps dans les airs depuis qu'il a été propulsé, il y a trois ans, à la tête de Vilebrequin. Etrange appellation pour une marque de maillots. " Elle a été créée par un passionné d'automobile ", rappelle devant une tasse de thé, le quinquagénaire, tenue décontractée et silhouette svelte. Malgré l'heure qui tourne et le smartphone qui vibre à répétition, le CEO raconte, posément, l'histoire détaillée de la firme à la tortue. Il prend son temps. L'homme n'aime pas jouer les gars pressés. Question de tempérament mais peut-être aussi de stratégie. " Le patient use toujours l'i...