Il n'a fallu que quelques mois aux Français Fabrice Penot et Edouard Roschi, ses fondateurs, pour faire du Labo, le " nez-le-plus-ultra " du Tout-New York. Avec leur concept de parfum composé à la demande, les deux complices ont séduit jusqu'aux plus grandes stars.
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Il n'a fallu que quelques mois aux Français Fabrice Penot et Edouard Roschi, ses fondateurs, pour faire du Labo, le " nez-le-plus-ultra " du Tout-New York. Avec leur concept de parfum composé à la demande, les deux complices ont séduit jusqu'aux plus grandes stars. Un rituel savamment étudié. Niché en plein c£ur de Nolita, à Manhattan, Le Labo est un atelier à senteurs, où chaque fragrance est composée personnellement pour chaque client, sur place, au moment de la commande. Le " nez " Bo Jade exécute le rituel unique sous nos yeux : elle extrait des matières premières aux origines nobles comme le vétiver d'Afrique, la rose d'Egypte, rempli les pipettes, qu'elle manipule avec dextérité, et verse le précieux élixir dans une fiole qu'elle estampille d'une étiquette portant le prénom du client et la date de péremption. L'une des dernières créations du Labo est la Tubéreuse 40, qui marie ingénieusement la sensualité de la tubéreuse à des notes de bergamote, de néroli, de bois de santal, de romarin. Ce parfum est celui que Kirsten Dunst portait lors du tournage de " Marie-Antoinette ", le film de Sofia Coppola qui fit sensation, l'an dernier, au Festival de Cannes. Un véritable philtre conçu pour aider l'actrice américaine à se glisser dans le rôle de la reine de France. Une révolution olfactive. Depuis son ouverture, au début 2006, Le Labo a vu défiler les personnalités les plus en vue : Kirsten Dunst, bien sûr, mais aussi Jade Jagger et Helena Christensen qui sont toutes des fans du " Lab " (prononcé à l'américaine). Cette quête pour les essences les plus raffinées a commencé à Paris, où Fabrice Penot et Edouard Roschi, deux anciens de chez L'Oréal, épris de parfums rares, fomentent leur révolution olfactive : un univers libéré de toutes les conventions, loin des senteurs monolithiques. Avec les plus célèbres " nez " du monde, ils composent désormais " leurs " parfums. Le nom de la matière première principale est central, puis est précisé le nombre total d'ingrédients présents dans chaque " jus ". Quintessence du raffinement : Rose 31, un surprenant opus au masculin, élu meilleur parfum pour Homme de l'année par le magazine " Wallpaper* ". La rose est " nettoyée " de son côté lychee, girly et " séchée " par des matières boisées avec des notes viriles de cumin et de cèdre. La collection comprend aussi Bergamote 22, Vetiver 46, Neroli 36, Fleur d'Oranger 27, Patchouli 24, Jasmin 17, Iris 39, Labdanum 18 ainsi qu'Ambrette 9, une fragrance sans alcool pour bébés... La marque, qui veut avant tout rester artisanale, a toutefois ouvert un " Lab in the shop ", réplique du Labo original, dans les grands magasins Barneys, à New York et à Dallas. Un autre sera bientôt inauguré, chez Barneys toujours, à San Francisco. Depuis mars dernier, la formule est aussi disponible à Paris : le duo de créateurs a installé un " mini Lab " dans la hypissime boutique Colette. D'autres ouvertures sont prévues, cette année encore, à Tokyo, Los Angeles et Londres. Et en Belgique ? " Nous aimerions ouvrir un Labo dans les prochaines années, confie Fabrice Penot. Dernière nouveauté du Labo : des fragrances exclusivement attachées à une ville. Tubéreuse 40, par exemple, n'est disponible qu'à New York. Et chaque nouveau Labo proposera une création exclusive, conçue uniquement pour la clientèle du lieu. Carnet d'adresses en page 70.Laura Desjardins