Bien sûr, on peut céder voluptueusement à la tentation. Quand on aime, on ne compte pas, non ? Au diable donc l'avarice ! Et puis, s'émerveiller de l'émerveillement de l'autre... ça n'a pas de prix. Même si le cadeau choisi dépasse un peu, beaucoup, sérieusement le budget fixé. Le plaisir commence avec l'emballage, dans un délicat papier de soie ou un coffret raffiné. Déjà on imagine la joie de l'autre, sa surprise, son sourire. Frissons garantis... jusqu'au réveil brutal, parfois, quelques semaines plus tard, quand débarque le décompte de la toujours inquiétante carte de crédit. Car il peut réserver bien des surprises. Un achat, deux achats, trois.....

Bien sûr, on peut céder voluptueusement à la tentation. Quand on aime, on ne compte pas, non ? Au diable donc l'avarice ! Et puis, s'émerveiller de l'émerveillement de l'autre... ça n'a pas de prix. Même si le cadeau choisi dépasse un peu, beaucoup, sérieusement le budget fixé. Le plaisir commence avec l'emballage, dans un délicat papier de soie ou un coffret raffiné. Déjà on imagine la joie de l'autre, sa surprise, son sourire. Frissons garantis... jusqu'au réveil brutal, parfois, quelques semaines plus tard, quand débarque le décompte de la toujours inquiétante carte de crédit. Car il peut réserver bien des surprises. Un achat, deux achats, trois... L'addition peut faire mal. Offrir un cadeau, une affaire bien délicate. Car donner, c'est aussi demander, espérer recevoir. Un mélange subtil de sentiments complexes, de conditionnement culturel, de gros et petits sous, de business, avec un zeste de provoc parfois. Bref, un véritable imbroglio dont on sort rarement intact. Nos cadeaux nous trahissent. Ils en disent long sur notre personnalité, nos goûts, notre générosité, le regard que nous portons sur l'autre. Ils peuvent être l'occasion, aussi, de régler des comptes. Souvenez-vous, dans " Cuisine et dépendances ", la célèbre pièce de Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui, la scène cruelle qui voit une belle-mère offrir avec délectation un chien à sa belle-fille qui déteste les animaux et n'ose pas dire non. Les paquets posés au pied des sapins peuvent être piégés, blessants, décevoir des demandes, des attentes. Bien sûr, ils ne sont pas tous de strass et de cachemire. Tant mieux. Devant les difficultés économiques qui se multiplient, ils subiront sûrement un régime minceur. Même si notre ère est profondément imbibée de consommation dure, nous faisant perdre de vue, trop souvent, l'essentiel. Mais, aujourd'hui, nous dit-on, la tendance est d'offrir... de l'amour. Un sentiment d'urgence nous inciterait à réapprendre à aimer et à vivre en paix, un idéal à visage humain teinté d'un romantisme généreux et salvateur. Avec à la clé, la valorisation des valeurs humanistes. Pour y parvenir, rien de plus simple, il suffirait de se brancher sur sa part sensible et de trouver les chemins du c£ur. Un message reçu cinq sur cinq par les spécialistes du marketing et de la communication qui ont su exploiter, déjà, le filon. Les sentiments, les émotions se faufilent désormais dans chaque interstice de notre quotidien. Soit. Mais, in fine, le savoir-aimer hissé au rang d'art de vivre, qui s'en plaindra ? 4 ZIGZAG10 WEEKEND ATTITUDE14 TRENDQuand la simplicité fait recette 21 FÊTESNos 150 cadeaux coups de c£ur 52 MODE Désirs monochromes 62 OUVERTUREUn nouvel espace agnès b. à Bruxelles 65 EXCLUSIVITÉMontblanc, au sommet de l'horlogerie 70 LUXELes bijoux de Camille Miceli 72 ORMode, joaillerie, accessoires, le métal précieux s'adapte à tous les rôles 79 COLLECTIONSToutes les nouveautés des grandes griffes joaillières 92 DÉCOVisite d'un ancien atelier reconverti en maison contemporaine 100 BEAUTÉCrèmes de nuit : zoom sur les nouveautés 107 HOMMAGELa saga du mascara 110 VOYAGESéjour tonique à Dubrovnik 114 TRAVEL NEWS117 RENCONTREFumiko Kono, cuisinière zen chez Fauchon 121 VOIR. LIRE. SORTIR. ÉCOUTER137 LES RUBRIQUES DE WEEKEND154 " C DAN L'R "Christine Laurent