Le rendez-vous est donné chez Karen et Marco, dans le " Groen Kwartier " de Berchem, au coeur du projet résidentiel situé dans l'enceinte de l'ancien hôpital militaire d'Anvers ; une adresse bien connue des gastronomes puisqu'elle accueille également The Jane, l'établissement étoilé de Sergio Herman, couronné " plus beau restaurant du monde " en 2015. Enjouée malgré les courtes nuits que lui impose son bébé d'à peine 1 mois, Karen nous reçoit en compagnie de Frank Ligthart - à eux deux, ils composent les forces créatives de Qapo. Absent aujourd'hui, Marco s'occupe quant à lui " plutôt des aspects techniques, dessin industriel,...

Le rendez-vous est donné chez Karen et Marco, dans le " Groen Kwartier " de Berchem, au coeur du projet résidentiel situé dans l'enceinte de l'ancien hôpital militaire d'Anvers ; une adresse bien connue des gastronomes puisqu'elle accueille également The Jane, l'établissement étoilé de Sergio Herman, couronné " plus beau restaurant du monde " en 2015. Enjouée malgré les courtes nuits que lui impose son bébé d'à peine 1 mois, Karen nous reçoit en compagnie de Frank Ligthart - à eux deux, ils composent les forces créatives de Qapo. Absent aujourd'hui, Marco s'occupe quant à lui " plutôt des aspects techniques, dessin industriel, outillage et machineries ", nous assurent-ils en choeur. Plus pragmatique que ses deux comparses, " il est également là quand il faut nous remettre sur le droit chemin, si on en dévie trop ", ajoute Karen. Leur société a beau être encore toute jeune, Karen et Frank ne sont pas précisément des nouveaux venus : la première a longtemps été active dans l'industrie de la mode et travaille le cuir depuis douze ans, tandis que les débuts du second dans le design remontent à une vingtaine d'années. " Quand on a décidé de s'associer il y a deux ou trois ans, on a d'abord cherché à optimiser l'usage du cuir, on voulait tenter différentes expérimentations avant de se lancer sur le marché. " Particulièrement sensibles aux enjeux environnementaux et à la récup', ils mettent au point des sortes de petites fleurs, découpées d'après des chutes, qui s'assemblent grâce à un système de boutonnière, et leur permet de réaliser " à peu près ce que l'on veut : tapis, coussins, ceintures et toutes sortes d'éléments décoratifs ". En parallèle, Frank parvient à finaliser le développement d'un produit sur lequel il a passé près d'une décennie, une chaise d'extérieur, bientôt accompagnée par sa petite soeur. Nom de la fratrie : Thelma et Louise, évident hommage aux héroïnes frondeuses de Ridley Scott. " Les premiers modèles étaient très épais, mais j'ai pu les affiner grâce à la Vubonite ", nous dit Frank. Absolument unique en son genre et inédit dans la conception de mobilier, ce matériau (lire par ailleurs) présente des propriétés renversantes : extrêmement solide et 100 % naturel, il peut adopter toutes les formes, résiste à une température de mille degrés, aux rayons ultraviolets et, usage outdoor oblige, ne craint pas l'eau - ni même les pluies acides. " De plus, les prix restent dans une gamme tout à fait raisonnable, ça ne coûterait pas moins cher de les fabriquer en polyester. Sauf qu'ici, même soumise aux intempéries dans un jardin, elle devrait durer de 80 à 100 ans sans problème, c'est la chaise de toute une vie ", assure Frank. Cette position de pionniers du composite s'accompagne hélas d'un sérieux revers de la médaille : il n'existe actuellement aucune unité de production au monde capable de fabriquer Thelma et Louise à l'échelle industrielle, ce que l'équipe de Qapo ne peut évidemment faire seule. " On a tout en main, il ne nous manque qu'un partenaire pour franchir la prochaine étape ", conclut Karen. Avis aux investisseurs ! PAR MATHIEU NGUYEN" CETTE CHAISE DEVRAIT DURER DE 80 À 100 ANS SANS PROBLÈME. "