A l'âge de 5 ans et de ses premiers ateliers de cirque, Sophie Didier rêvait déjà d'une carrière sur scène. Une vocation précoce qu'elle perd de vue à l'adolescence, jusqu'à la révélation en fin d'études secondaires, quand elle assiste à une représentation où s'affrontent deux monstres sacrés, Philippe Noiret et Michel Bouquet. " Et là, j'ai su : je voulais être Michel Bouquet ", se rappelle-t-elle. Pas question pour autant de devenir actrice. Ses parents exigent qu'elle entame des études sérieuses, et Sophie se prête au jeu des tests d'orientation, procédant par élimination. " On me dirigeait vers le droit, l'architecture, la psychologie, puis aussi la philo... " Et c'est cette dernière option qu'elle favorise, par défaut, provoquant de nouvelles grimaces de papa-maman. Mais Sophie s'accroche : " Laissez-moi au moins choisir les études que je n'ai pas envie de faire ",...