La carrière de Constantin Erinkoglou, 59 ans aujourd'hui, ne commence pas derrière les fourneaux. Etudiant, il quitte le nord de la Grèce, où il vit, pour rejoindre Strasbourg et étudier la sociologie et les affaires européennes, avant de se spécialiser au Collège d'Europe, à Bruges. Il travaille ensuite une dizaine d'années à la Commission, au service de la consommation, avant de changer de cap, en 1995, et d'ouvrir le Notos, à Bruxelles, par amour pour la cuisine rurale traditionnelle de sa patrie, mais aussi pour rompre avec les sempiternels clichés qui lui sont associés. L'homme, intelligent et raffiné, met en effet un point d'honneur à prouver qu'on ne sert pas que de la salade de feta et de la moussaka à l'ombre des temples antiques.
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