En posant nu en 1971 devant l'objectif de Jeanloup Sieff, Yves Saint Laurent voulait à coup sûr marquer les esprits, sans soupçonner qu'il institutionnaliserait de la sorte un véritable courant de la représentation masculine dans la pub. Ce fantasme de l'éphèbe, il le ravivera d'ailleurs dix ans plus tard en lançant Kouros, un parfum animal, né du choc visuel que fut, pour le couturier alors au sommet de sa gloire, la découverte lors d'un voyage en Grèce des statues géantes de jeunes gens au corps lisse et parfait sculpté dans le marbre blanc. L'argumentaire publicitaire de l'époque parle de parfum de vainqueur, de vaillance, de courage et de force. " Une certaine vision de l'homme est ainsi installée, détaille Philippe Marion, professeur de communication publicitaire à l'UCL. Celle de l'être physique - tout ...