A priori, mélanger l'art et le football, c'est le carton rouge garanti. Sauf quand l'équipe est composée des podcasteurs de Passement de Jambes - alias P2J - et d'un artiste habitué des collages pop art répondant au nom de SLip. Afin de rappeler que le roi des sports fait partie intégrante de l'histoire, ces Français à l'esprit taquin ont décidé de profiter de la Coupe du monde pour en offrir une visi...

A priori, mélanger l'art et le football, c'est le carton rouge garanti. Sauf quand l'équipe est composée des podcasteurs de Passement de Jambes - alias P2J - et d'un artiste habitué des collages pop art répondant au nom de SLip. Afin de rappeler que le roi des sports fait partie intégrante de l'histoire, ces Français à l'esprit taquin ont décidé de profiter de la Coupe du monde pour en offrir une vision décalée. Le concept : prendre des tableaux célèbres - de La Cène de Léonard de Vinci à La Résurrection du Christ de Raphaël, en passant par la Promenade des Enfants de Lobrichon - et y intégrer des éléments footballistiques qui leur donnent un autre sens. Un recadrage qui ne manque ni de toupet, ni de symbolique, puisque les auteurs s'amusent avec des oeuvres qui, pour la plupart, sont toutes liées à la religion, prouvant que l'opium du peuple, aujourd'hui, est consommé dans les tribunes des stades. L'exposition s'appelle d'ailleurs Auréole : flottant au-dessus de la tête d'êtres divins à qui beaucoup vouent une admiration sans borne, l'anneau de lumière est aussi rond et rayonnant qu'un... ballon. Ainsi, Jésus endosse ici l'uniforme de coach, puis brandit le trophée de la fameuse Ligue des Champions, avant d'accorder une interview aux journalistes au bord du terrain. " Loin de nous l'idée de se moquer, explique Miguel, membre de P2J. Au contraire, c'est même une manière de faire redécouvrir des toiles de maîtres. Et dans celles-ci, on retrouve les émotions que les supporters peuvent avoir devant un match. " Deux possibilités pour assister à cette rencontre improbable entre la peinture et le foot : soit le musée virtuel à visiter en ligne, soit la version physique qui prend ses quartiers au Ground Control, à Paris, durant toute la durée du tournoi mondial. Bien sûr, pour se faire un avis, chacun usera de son libre arbitre...