Si l'on devait entourer en rouge les années marquantes de ces dernières décennies en matière de tendances gourmandes, 1992 ne passerait pas inaperçue. C'est alors le début de la bistronomie avec l'ouverture du premier restaurant parisien d'Yves Camdeborde, mais c'est surtout l'avènement d'un nouveau genre de restauration urbaine : les néo-cantines. Si jusque-là l'employé lambda hésitait entre le sandwich thon-mayonnaise et le plat en sauce pour assouvir sa faim, 1992 marque une rupture, un changement de paradigme. Le pitch de cette révolution de palais ? Une poignée d'adresses qui réinventent le " déjeuner ", comme on dit dans l'Hexagone, avec pas mal de créativité. But de la manoeuvre ? Remettre les légumes au centre de l'assiette pour fournir à tout un chacun le punch nécessaire en contexte économique concurrentiel. L'initiative qui fait sens est alors applaudie des deux mains.
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