Leur " couple " n'a pas trois ans, mais c'est comme s'il avait toujours existé. Bruno de Veth le savait d'ailleurs depuis longtemps ; il voulait travailler aux côtés de l'architecte Julien De Smedt, dont les bâtiments l'inspiraient, étudiant. Aujourd'hui, le fondateur du bureau JDS Architects ne vit plus en Belgique et c'est son bras droit qui fait tourner l'antenne de la capitale, la plus importante de l'agence. Flash-back : diplômé de La Cambre, Bruno de Veth décide d'élargir son champ et se fait embaucher dans une société qui organise des événements internationaux, puis par une créatrice à New York, Sophie Theallet. Après une incursion en Chine, il décide de rentrer au pays " pour construire quelque chose de solide ". Via un ami, il rencontre Julien : " On a des caractères affirmés. Ça a tout de suite matché. " Vite, " des connexions se font ", le globe-trotteur dans l'âme prend des responsabilités, l'affaire roule. Chaque jour, les partenaires s'entendent, à défaut de se voir, et esquissent les bases des dossiers. " On a une vision optimiste de l'architecture en Belgique, mais on rêve qu'il y ait de grands promoteurs prêts à prendre des risques pour Bruxelles, qu'on aime. " Julien, l'aîné de six ans, gère le design ; Bruno, le contact client et la programmation. Parfois, les opinions divergent mais " c'est indispensable ". Le tandem délègue ensuite le suivi parce que " le capital confiance ", qui facilite la vie de ces deux-là, marche aussi envers les collaborateurs. Travailler dans l'ombre ? " C'est mal vécu si on doute de soi. Moi, je sais que Julien ne serait pas ce qu'il est sans moi et vice versa. JDS Architects est une marque ; l'architecture est un service et il faut une tête de pont, en termes de communication. " Aujourd'hui, le trentenaire n'envisage pas sa vie ailleurs : " Ce n'est pas un passage, c'est mon métier, ma passion, et ça le restera. "

F.BY.