Alek qui? Wek. Supermodel. Photographiée par Steven Meisel pour le premier numéro de Vogue Italia en 1996 et première mannequin africaine en couverture de Elle. Promène sa silhouette sur tous les podiums depuis les années 90 et a repris du catwalk en 2017 pour Dries Van Noten.
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Alek qui? Wek. Supermodel. Photographiée par Steven Meisel pour le premier numéro de Vogue Italia en 1996 et première mannequin africaine en couverture de Elle. Promène sa silhouette sur tous les podiums depuis les années 90 et a repris du catwalk en 2017 pour Dries Van Noten. Son actu mode. La top présente une collection Signature pour Max Mara, faite de vestes, label oblige, mais aussi de robes vaporeuses, tricots, sacs, denim élégant ainsi qu'une ravissante combinaison sans manches. "Je m'intéresse à l'art depuis l'enfance, explique Alek dans la vidéo de la campagne. J'ai toujours peint, et une série d'imprimés de la collection sont basés sur mes peintures. A la fin des nineties, je m'étais inspirée des lignes de mes mains, et ces dessins se retrouvent aussi dans la collection." Plus que des vêtements, une collaboration autobiographique: "Les expériences que j'ai traversées ont fait de moi celle que je suis aujourd'hui et c'est ce parcours et cette évolution qu'on découvre dans la collection." Son parcours. Née en 1977 à Wau, au Sud-Soudan, Alek Wek a dû fuir la région à l'âge de 6 ans quand la guerre civile a éclaté dans le pays. Un conflit qui coûtera la vie à son père et poussera sa mère à envoyer ses deux filles en sécurité à Londres. Alors qu'Alek poursuit des études au London College of Fashion, elle est repérée à l'âge de 18 ans et décroche un petit rôle dans un clip de Tina Turner qui lance sa carrière. De mannequin, donc, mais aussi d'autrice, son autobiographie ayant été traduite en dix langues, ainsi que d'Ambassadrice de bonne volonté pour le Haut-Commissariat aux Réfugiés. Son engagement. "Je veux donner une voix à tous les réfugiés qui n'ont pas eu autant de chance que moi. J'ai survécu à une guerre civile, quelque chose qu'aucun enfant ne devrait jamais vivre. C'est une question de respect et d'humanité, et on en a tous besoin." Ses racines. "L'Afrique me manque tout le temps, ses teintes, ses habitants... C'est pour ça que j'ai pensé cette collaboration comme une ode au continent et à mon pays d'origine. Les couleurs font référence au drapeau du Sud-Soudan, avec la ligne blanche qui symbolise la paix, le vert, la vitalité de la nature, le bleu du Nil, le noir des peaux et le jaune du soleil. C'était important pour moi qu'on retrouve ces tons dans la collection."