C'est un scandale qui n'en finit pas. En mars 2020, le rapport " Uyghurs for sale " incriminait 37 marques textiles pour leur participation à l'exploitation des Ouïghours, peuple musulman turcoph...

C'est un scandale qui n'en finit pas. En mars 2020, le rapport " Uyghurs for sale " incriminait 37 marques textiles pour leur participation à l'exploitation des Ouïghours, peuple musulman turcophone du nord-ouest de la Chine, maintenu de force dans des camps de travail - Pékin les nomme " centres de formation professionnelle ". Certaines marques choisissent de se taire face aux accusations. D'autres prennent des engagements pour que cesse cet esclavagisme moderne, promettant de ne plus utiliser le coton du Xinjiang. Le 22 mars 2021, Union européenne, Etats-Unis et Canada annoncent des sanctions contre la Chine. En représailles, le gouvernement chinois lance une campagne nationale de boycott ; Adidas, H&M, Nike et Uniqlo en font les frais. Sur les réseaux sociaux chinois, les égéries locales prennent leurs distances avec ces labels - " les intérêts du pays passent avant tout ", commente laconiquement l'actrice Tan Songyun, mettant fin à son partenariat avec Nike.