Votre livre préféré ?

L'Homme et ses symboles, écrit par Carl Gustav Jung peu avant sa mort. Il y raconte sa vie. Je l'ai lu l'été dernier, pendant que je tournais A Dangerous Method, de David Cronenberg, où je campe le psychanalyste Otto Gross, un disciple de Freud malheureusement oublié aujourd'hui. Il a pourtant été l'un des théoriciens de la libération sexuelle !
...

L'Homme et ses symboles, écrit par Carl Gustav Jung peu avant sa mort. Il y raconte sa vie. Je l'ai lu l'été dernier, pendant que je tournais A Dangerous Method, de David Cronenberg, où je campe le psychanalyste Otto Gross, un disciple de Freud malheureusement oublié aujourd'hui. Il a pourtant été l'un des théoriciens de la libération sexuelle ! " Life is a bitch and then you die " (La vie est une salope et après tu meurs). C'est un dicton américain qui, pour moi, signifie : " N'oublie pas que tu vas mourir. Profite ! Maintenant ! "Philippe Lehman, alias Bando, un graffeur parisien dont le travail m'obsède depuis les années 80. Ce qui m'attire chez ce type d'artistes, c'est leur côté peintre de fresques urbaines, travaillant souvent à l'arrache, dans la clandestinité, et pourtant avec une maîtrise incroyable. Je n'ai pas ce genre de fantasmes. Il n'y a personne que j'adorerais rencontrer à tout prix. Quelqu'un a dit qu'espérer, c'est démentir l'avenir. Les deux plats que me préparait ma grand-mère corse : poulet rôti, gratin dauphinois et escalope panée, salade. C'est terrible à avouer, mais il est irremplaçable : " Va te faire enculer ! "Une propension à m'emporter, à être irascibleà Alors que bien souvent, a posteriori, je réalise que ça n'en valait pas la peine. Italienne, comme la femme qui partage ma vie (NDLR : il s'agit de l'actrice Monica Bellucci). Nos deux filles sont nées à Rome et, depuis seize ans, j'y passe une partie de l'année. J'ai appris à parler la langue, je ne mange qu'italienà Ce pays m'a toujours fasciné. Aujourd'hui, je m'y sens chez moi. J'aime les habitants pour leur savoir-vivre, ce recul qu'ils ont sur tout. En même temps, leur superficialité peut me rendre dingue. Muhammad Ali : un leader politique et un homme sanguin, celui qui " pique comme l'abeille et danse comme le papillon ". Et, sinon, Bouddha. En choisissant la méditation, la voie moyenne entre jouissance et austérité, il est parvenu à l'éveilàLe Brésil ! J'y ai habité et j'y vais régulièrement. Là-bas, la fête fait partie du quotidien, habite les esprits, les rues, les souriresàCertains jours, j'ai l'impression d'être un grand échassier au plumage rose qui se tient sur une seule patte. D'autres fois, je me vois comme un puma ou un jaguar. J'ai l'air un peu ridicule dans les deux cas, n'est-ce pas ? PAOLA GENONE "Je m'emporte, alors que, souvent, ça n'en vaut pas la peine."