Jean-François Fourtou s'est fait connaître dans les années 90 avec ses représentations grandeur nature de brebis, escargots et autres orangs-outans. Il sortait alors de l'école des beaux-arts de Paris et, d'emblée, ces spécimens colorés lui ont fait prendre place dans la longue lignée des sculpteurs animaliers, mettant également en avant l'une des clés de son oeuvre : l'enfance... Comme si le concepteur reconstituait moins les bêtes elles-mêmes que la représentation de celles-ci dans l'imaginaire des mômes. Ses girafes, par exemple, ressemblent davantage à celles peuplant les livres pour gosses qu'à leurs consoeurs arpentant la savane ! Il en va de même pour les habitations utopiques qu'il a fabriquées tout au long de sa carrière - sa surdimensionnée Cabane de géant pour la Verrière Hermès, à Bruxelles, ou celle Tombée du ciel présentée à Lil...

Jean-François Fourtou s'est fait connaître dans les années 90 avec ses représentations grandeur nature de brebis, escargots et autres orangs-outans. Il sortait alors de l'école des beaux-arts de Paris et, d'emblée, ces spécimens colorés lui ont fait prendre place dans la longue lignée des sculpteurs animaliers, mettant également en avant l'une des clés de son oeuvre : l'enfance... Comme si le concepteur reconstituait moins les bêtes elles-mêmes que la représentation de celles-ci dans l'imaginaire des mômes. Ses girafes, par exemple, ressemblent davantage à celles peuplant les livres pour gosses qu'à leurs consoeurs arpentant la savane ! Il en va de même pour les habitations utopiques qu'il a fabriquées tout au long de sa carrière - sa surdimensionnée Cabane de géant pour la Verrière Hermès, à Bruxelles, ou celle Tombée du ciel présentée à Lille et où tout était renversé. Sa demeure marrakchie illustre aussi cette envie régressive de jouer avec les codes ludiques des mouflets. Et pourtant le résultat n'est pas un repaire de gamins ! Plutôt une villa modèle, un petit paradis au milieu des palmiers et de la nature, avec de l'ombre et du soleil, un jardin, des coins où se détendre, se retirer, s'amuser et bien sûr, se perdre dans ses songes. Avec infiniment de place aussi, des surfaces à profusion, de grands volumes, des niveaux multiples, des séjours pour recevoir en grande pompe et des suites pour héberger les amis. Une propriété, en somme, où chacun est chez soi, et où l'on peut être ensemble. Cette bâtisse familiale, c'est en réalité le père du maître des lieux, alors industriel, qui l'a acquise, voilà une vingtaine d'années. Elle s'appelait alors Dar el Sadaka, ce qui en arabe signifie " maison de l'amitié ". Quand il s'y est installé, et qu'il en a entrepris la rénovation, en 2014, Jean-François Fourtou l'a légèrement rebaptisée : elle est devenue Dar Sadaka, référence à la signification de " sadaka " en sanscrit, " celui qui cherche ". Fasciné par les philosophies orientales, l'homme, qui pratique yoga et méditation, est un pur artiste et passe en effet son temps à chercher... Et, par bonheur pour lui, également à trouver. Et cette propriété marocaine est une de ses trouvailles les plus précieuses. Il y vit mais y accueille aussi ses proches et des confrères de passage, le lieu faisant office d'atelier d'artistes. C'est par ailleurs un endroit de retraite spirituelle entre le désert et le mont Atlas... et le siège d'une fondation humanitaire venant en aide aux femmes et aux enfants de la région en situation précaire. Créateur en quête perpétuelle de sens, Jean-François Fourtou estime que " nous sommes chacun notre propre maison " et que pour être heureux dans la vie, " l'harmonie doit régner en chacun de nous ". Cette règle de sagesse s'applique à Dar Sadaka où la beauté et la paix dominent. Pour arriver à cet équilibre, le propriétaire a su s'entourer des meilleures personnes, et notamment de son complice Philippe Forrestier qui exerce une profession originale - " illuminateur " - en marge de ses activités de designer et architecte d'intérieur... Ensemble, ils ont traité ce projet comme ils auraient réalisé une oeuvre d'art. D'abord parce que les sculptures animalières de Jean-François Fourtou ont évidemment envahi l'intérieur et les 10 hectares du domaine. Mais aussi parce que la composition générale offre un juste dosage entre pièces inédites, classiques du design - la table de Florence Knoll, les chaises Tulipe de Saarinen... - et accessoires d'artisanat marocain, à l'instar de ces vasques en terre cuite dans le séjour. " Aujourd'hui, commente le maître des lieux, dans notre monde d'abondance, le luxe revendique sa place en chacun de nous. Il ne peut plus se définir par opposition au manque ou à la pauvreté, mais il réside en nous, dans ce que l'on ressent. C'est l'expérience que propose Dar Sadaka : avoir l'impression d'être privilégié en découvrant ce site magique, qui réveille le luxe au plus profond de l'être. " Inondée de lumière, sobre, colorée, pleine d'humour et de légèreté, cette maison est plus qu'un décor délicieux : elle est une véritable leçon de vie. www.jffourtou.com PAR LUXPRODUCTIONS" FAIRE L'EXPÉRIENCE D'UN LIEU MAGIQUE, QUI RÉVEILLE LE LUXE AU PLUS PROFOND DE L'ÊTRE. "