Son monde est peuplé des couleurs qu'il a mises en espaces, au fil des décennies, dans divers projets d'architecture. Pourtant, lorsque Jean Glibert nous reçoit, dans son atelier du quartier Dansaert, c'est tout de noir vêtu, dans une pièce immaculée, presque vide si ce n'est quelques étagères, devant un MacBook blanc qu'il ne touchera pas - il n'a jamais adhéré à l'informatique ; il préfère continuer son chemin de ses mains. Petites lunettes sur le nez, le quasi-octogénaire pose ses règles, ce long entretien ne sera pas enregistré. Nous voilà pendus au fil de son récit morcelé, avec digressions et sauts dans le temps, pour mieux comprendre son métier inclassable, lui que Bozar a surnommé " peintre en bâtiment ", en titre de l'expo qui lui sera dédiée prochainement (*), mais qui commença sa carrière en tant " qu'artiste peintre ", comme il le souligne d'entrée de jeu.
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