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Le CID (Centre d'Innovation et de Design) au Grand-Hornu met régulièrement les designers nationaux à l'honneur. Big-Game, Marina Bautier, Sylvain Willenz, Jean-François D'Or, Lionel Jadot... ils ont tous eu les honneurs d'une exposition. C'est au tour de Benoît Deneufbourg de connaître son heure de gloire. Un temps fort que l'intéressé envisage, à juste titre, comme un tournant dans sa vie professionnelle. Né à La Louvière en 1977, l'homme a étudié l'architecture avant de se consacrer aux intérieurs. Désormais, il s'est installé dans la capitale où son intérêt pour les matériaux et la fabrication ne faiblit pas. Cette fascination, il s'en sert pour trouver des agencements inédits dans les domaines du mobilier, de l'éclairage, de l'objet, de la scénographie et de l'architecture d'intérieur. Sa marque de fabrique ? Sans hésiter " une activité cohérente, calibrée et discrète ", mais également une approche contextualiste : ce qui l'intéresse vraiment, ce sont les processus qui se cachent derrière l'objet fini. Process s'articule en deux volets. Le premier s'arrête sur les créations développées pour différentes marques. Un pan joliment illustré par des classiques ou presque : les chaises Paddle (Cruso), Crossing (Interni) et Donald ; les tables Twist (Interni) et BXL (XLboom) ; les lampes Pipeline et la Liseuse (Macrolux) ; ainsi que le portemanteau Sticks (Normann Copenhagen). La seconde partie, quant à elle, se penche sur son travail en tant qu'architecte d'intérieur, une pratique parfois un peu snobée mais qui est l'occasion de déployer une inventivité véritable. Plans, dessins et échantillons en témoignent avec force. M.V.