Dans un long texte publié dimanche sur son compte Instagram, Alessandro Michele explique avoir mené une réflexion à l'occasion du bouleversement induit par la crise du coronavirus.

"Ces jours de confinement, dans ce temps suspendu (...), j'essaie de me demander quel est le sens de mes actions", écrit-il dans ce texte.

Nos actions irréfléchies ont brûlé la maison dans laquelle nous vivons

"À ma petite échelle, je sens l'urgence de changer beaucoup de choses dans la manière dont je travaille", explique-t-il. Déplorant "la tyrannie de la vitesse", le styliste italien souligne son besoin d'"un temps différent, libéré des "deadlines" qui risquent d'humilier la créativité", et de la course à la performance qui "aujourd'hui n'a pas de raison d'être".

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*DIARIO*

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Alessandro Michele explique qu'il va ainsi abandonner le "rituel de la saisonnalité" et ne proposer une rencontre avec les fashionistas que "deux fois par an afin de partager les chapitres d'une nouvelle histoire".

"Des chapitres irréguliers, joyeux et complètement libres, qui seront écrits dans un mélange de règles et de genres, et se nourriront de nouveaux endroits, codes linguistiques et plateformes de communication", ajoute-t-il.

Rythme effréné des quatre Fashion weeks annuelles, surproduction, investissements énormes dans des défilés qui durent dix minutes: les maisons de mode réfléchissent à l'après épidémie.

"Consciente des changements radicaux" induits par l'épidémie de coronavirus, la maison du luxe Saint Laurent, qui appartient tout comme Gucci au géant français du luxe Kering, a ainsi annoncé fin avril sa décision de se retirer du calendrier des Fashion weeks 2020 et de présenter les collections à son rythme.

"Saint Laurent décidera de son agenda et ses lancements suivront un plan optimiste guidé par les besoins de la créativité", a souligné son directeur artistique Anthony Vaccarello.

Belga
© Belga

Le créateur italien Giorgio Armani a également appelé en mars à "supprimer le superflu".

"Le moment que nous traversons est turbulent, mais il nous offre l'occasion unique de réparer ce qui ne va pas, de supprimer le superflu, de retrouver une dimension plus humaine", a-t-il écrit, en soulignant aussi la nécessité d'être plus en phase avec les saisons.

Il présentera ses collections hommes et femmes en septembre à Milan, hors de la Fashion week qui se tiendra de manière virtuelle en juillet.

Plusieurs maisons de couture renommées, telles Tory Burch, Thom Browne, Proenza Schouler ou Dries Van Noten se sont aussi engagées le 12 mai à présenter désormais des vêtements de saison dans leurs collections et à renoncer ainsi au décalage traditionnel de six mois. L'engagement vise à adopter une démarche plus respectueuse de l'environnement mais aussi alignée avec les besoins des clients.

Dans un long texte publié dimanche sur son compte Instagram, Alessandro Michele explique avoir mené une réflexion à l'occasion du bouleversement induit par la crise du coronavirus."Ces jours de confinement, dans ce temps suspendu (...), j'essaie de me demander quel est le sens de mes actions", écrit-il dans ce texte."À ma petite échelle, je sens l'urgence de changer beaucoup de choses dans la manière dont je travaille", explique-t-il. Déplorant "la tyrannie de la vitesse", le styliste italien souligne son besoin d'"un temps différent, libéré des "deadlines" qui risquent d'humilier la créativité", et de la course à la performance qui "aujourd'hui n'a pas de raison d'être".Alessandro Michele explique qu'il va ainsi abandonner le "rituel de la saisonnalité" et ne proposer une rencontre avec les fashionistas que "deux fois par an afin de partager les chapitres d'une nouvelle histoire"."Des chapitres irréguliers, joyeux et complètement libres, qui seront écrits dans un mélange de règles et de genres, et se nourriront de nouveaux endroits, codes linguistiques et plateformes de communication", ajoute-t-il.Rythme effréné des quatre Fashion weeks annuelles, surproduction, investissements énormes dans des défilés qui durent dix minutes: les maisons de mode réfléchissent à l'après épidémie. "Consciente des changements radicaux" induits par l'épidémie de coronavirus, la maison du luxe Saint Laurent, qui appartient tout comme Gucci au géant français du luxe Kering, a ainsi annoncé fin avril sa décision de se retirer du calendrier des Fashion weeks 2020 et de présenter les collections à son rythme. "Saint Laurent décidera de son agenda et ses lancements suivront un plan optimiste guidé par les besoins de la créativité", a souligné son directeur artistique Anthony Vaccarello.Le créateur italien Giorgio Armani a également appelé en mars à "supprimer le superflu". "Le moment que nous traversons est turbulent, mais il nous offre l'occasion unique de réparer ce qui ne va pas, de supprimer le superflu, de retrouver une dimension plus humaine", a-t-il écrit, en soulignant aussi la nécessité d'être plus en phase avec les saisons.Il présentera ses collections hommes et femmes en septembre à Milan, hors de la Fashion week qui se tiendra de manière virtuelle en juillet.Plusieurs maisons de couture renommées, telles Tory Burch, Thom Browne, Proenza Schouler ou Dries Van Noten se sont aussi engagées le 12 mai à présenter désormais des vêtements de saison dans leurs collections et à renoncer ainsi au décalage traditionnel de six mois. L'engagement vise à adopter une démarche plus respectueuse de l'environnement mais aussi alignée avec les besoins des clients.