"Récemment, un groupe d'entre nous issus de l'industrie de la mode, des PDG aux acheteurs et aux directeurs de la création, s'est réuni pour une série de conversations avec un objectif commun: discuter de la manière dont notre entreprise doit se transformer", a écrit ce groupe de près de 40 leaders de l'industrie, dans sa lettre ouverte, publiée mardi.

L'engagement qui y est formalisé vise à adopter une démarche plus respectueuse de l'environnement mais aussi alignée avec les besoins des clients.

Nous sommes d'accord pour dire que l'environnement actuel, bien que difficile, offre une opportunité de changement fondamental et bienvenu qui simplifiera nos entreprises, les rendra plus durables sur le plan environnemental et social et, en fin de compte, les alignera plus étroitement sur les besoins des clients

Historiquement, le décalage de six mois entre la présentation d'une collection et la saison considérée était lié aux délais de fabrication.

Le concept a déjà été bousculé ces dernières années, principalement avec l'arrivée du phénomène "See now buy now" (voir et acheter), qui consiste, pour les designers qui l'ont adopté, à mettre en vente les vêtements directement après le défilé.

"En travaillant ensemble, nous espérons que ces mesures permettront à notre industrie de devenir plus responsable de notre impact sur nos clients, sur la planète et sur la communauté de la mode, et de faire revenir la magie et la créativité qui ont fait de la mode une partie si importante de notre monde"

Ce mode de présentation a été décliné par Burberry, Tommy Hilfiger ou Ralph Lauren, entre autres.

Dans cette lettre ouverte, les signataires se sont engagés à réduire leurs stocks ainsi que les quantités de matières non utilisées, pour réduire leur impact sur l'environnement.

Une réflexion est aussi en cours pour revoir le fonctionnement et l'organisation des défilés.

Défilé Marine Serre, Getty Images
Défilé Marine Serre © Getty Images

Cette lettre a été signée par des personnalités telles que Dries Van Noten, Marine Serre, Mary Katrantzou,Joseph Altuzarra, Linda Fargo de Bergdorf Goodman, Erdem Moralioglu, Gabriella Hearst, Shelly Corkery de Brown Thomas, Michael Kliger de Mytheresa, Pierre-Yves Roussel et Rodrigo Bazan de Thom Browne. Ils en appellent d'autres à rejoindre le mouvement via forumletter.org/

Notons toutefois qu'aucun des géants du luxe en Europe - LVMH, Kering, Chanel, Hermès ou Prada - n'est signataire de ce document.

"Récemment, un groupe d'entre nous issus de l'industrie de la mode, des PDG aux acheteurs et aux directeurs de la création, s'est réuni pour une série de conversations avec un objectif commun: discuter de la manière dont notre entreprise doit se transformer", a écrit ce groupe de près de 40 leaders de l'industrie, dans sa lettre ouverte, publiée mardi.L'engagement qui y est formalisé vise à adopter une démarche plus respectueuse de l'environnement mais aussi alignée avec les besoins des clients.Historiquement, le décalage de six mois entre la présentation d'une collection et la saison considérée était lié aux délais de fabrication.Le concept a déjà été bousculé ces dernières années, principalement avec l'arrivée du phénomène "See now buy now" (voir et acheter), qui consiste, pour les designers qui l'ont adopté, à mettre en vente les vêtements directement après le défilé.Ce mode de présentation a été décliné par Burberry, Tommy Hilfiger ou Ralph Lauren, entre autres.Dans cette lettre ouverte, les signataires se sont engagés à réduire leurs stocks ainsi que les quantités de matières non utilisées, pour réduire leur impact sur l'environnement.Une réflexion est aussi en cours pour revoir le fonctionnement et l'organisation des défilés.Cette lettre a été signée par des personnalités telles que Dries Van Noten, Marine Serre, Mary Katrantzou,Joseph Altuzarra, Linda Fargo de Bergdorf Goodman, Erdem Moralioglu, Gabriella Hearst, Shelly Corkery de Brown Thomas, Michael Kliger de Mytheresa, Pierre-Yves Roussel et Rodrigo Bazan de Thom Browne. Ils en appellent d'autres à rejoindre le mouvement via forumletter.org/ Notons toutefois qu'aucun des géants du luxe en Europe - LVMH, Kering, Chanel, Hermès ou Prada - n'est signataire de ce document.