De la planète mode belge, on ne cite souvent que les grands : Ann Demeulemeester, Dries Van Noten, Martin Margiela, Edouard Vermeulen... Ceux qui défilent à Paris, dirigent les prestigieuses maisons et habillent les stars. Notre industrie fashion ne se résume pourtant pas à ces noms sertis de paillettes. Des dizaines de marques de prêt-à-porter plus commerciales, parfois qualifiées de " moyen de gamme ", tirent leur épingle du jeu, dans un climat économique pourtant défavorable. Xandres, Essentiel, Bellerose, Rue Blanche... continuent d'enregistrer des ventes satisfaisantes, là où d'autres ont déclaré faillite, à l'instar de Mer du Nord, en 2014, ou de Talking French, en 2015.
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De la planète mode belge, on ne cite souvent que les grands : Ann Demeulemeester, Dries Van Noten, Martin Margiela, Edouard Vermeulen... Ceux qui défilent à Paris, dirigent les prestigieuses maisons et habillent les stars. Notre industrie fashion ne se résume pourtant pas à ces noms sertis de paillettes. Des dizaines de marques de prêt-à-porter plus commerciales, parfois qualifiées de " moyen de gamme ", tirent leur épingle du jeu, dans un climat économique pourtant défavorable. Xandres, Essentiel, Bellerose, Rue Blanche... continuent d'enregistrer des ventes satisfaisantes, là où d'autres ont déclaré faillite, à l'instar de Mer du Nord, en 2014, ou de Talking French, en 2015. " Globalement, le secteur souffre, confirme Elke Timmerman, Fashion Coordinator au MAD, centre de la mode et du design bruxellois. La crise a d'abord concerné les créateurs indépendants et elle touche aujourd'hui le moyen de gamme. " " Le commerce de détail a enregistré des ventes stables en 2015, mais le chiffre d'affaires est en baisse depuis 2016 ", confirme Annemie Van Gramberen, conseillère aux affaires internationales et économiques chez Crea Moda, association des entreprises de la mode, de l'habillement et de la confection. Du côté de la production, les résultats sont sensiblement identiques. " Le chiffre d'affaires a augmenté d'environ 6 % l'an dernier, mais c'est surtout dû aux exportations, représentant deux tiers du montant. Depuis la mi-2015, les ventes suivent une courbe descendante. " La météo douce et les attentats qui ont mis un coup au moral expliquent en partie la baisse enregistrée l'hiver dernier. S'ajoutent à cela la suprématie des chaînes, comme Zara, qui ne cessent de s'étendre, et la multiplication des e-commerces où l'on remplit son panier sans regarder l'origine de la marchandise. Mais le consommateur connaît-il les enseignes belges et peut-il les distinguer des étrangères ? Pour saisir le lien qu'entretiennent nos compatriotes avec la mode de chez eux, Le Vif Weekend a mené l'enquête, en collaboration avec l'e-store Vente-Exclusive, qui affiche un intérêt croissant pour le " made in Belgium ". " Entre 2014 et 2015, le nombre de marques belges représentées sur le site a fait un bon de 56 % ", précise Peter Burin, responsable communication. 1681 Belges ont participé à cette enquête, dont 87 % de femmes et 52 % de francophones. Focus sur les chiffres forts qui s'en dégagent. Par Lauranne Lahaye