Aujourd'hui, pour un tee-shirt de grande enseigne vendu à 29 euros, les travailleurs des usines de confection du Bangladesh ne reçoivent que le pitoyable montant de 18 centimes. Face à un modèle de consommation qui exploite et qui pollue, certains visent à comprendre les dérives du secteur textile...

Aujourd'hui, pour un tee-shirt de grande enseigne vendu à 29 euros, les travailleurs des usines de confection du Bangladesh ne reçoivent que le pitoyable montant de 18 centimes. Face à un modèle de consommation qui exploite et qui pollue, certains visent à comprendre les dérives du secteur textile et à proposer des alternatives aux inégalités flagrantes de l'univers du prêt-à-porter. Le 4e Défil'ECO (photo), organisé au coeur de la Cité ardente par l'ASBL Assistance à l'Enfance et dirigé par le styliste-créateur Giovanni Biasiolo, présentera les 2 et 3 mai prochain plus de 130 créations originales, véritables oeuvres d'art résultant de plusieurs mois de travail intense et d'utilisation de matériaux de récupération inattendus. Mais avant de découvrir ces silhouettes, veillez à noter le 26 avril dans les agendas Slow Fashion: en collaboration avec La Tricoterie, à Bruxelles, et l'ASBL Fashion Revolution, l'association Oxfam-Magasins du monde met à l'honneur la garde-robe éthique, respectueuse des droits sociaux et de l'environnement. Une initiative plus que salutaire lorsqu'on sait que les dividendes annuels d'Amancio Ortega, fondateur de la marque de vêtements Zara, correspondent à plus de 800.000 fois le salaire moyen d'un ouvrier indien de l'usine de fabrication... M.D.