Les bonnes affaires pourraient commencer fort, si l'on en croit le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI) qui a sondé ses membres. En effet, trois quarts des répondants estiment qu'ils démarreront avec des réductions d'au moins 30%, et 15% des sondés pousseront même jusqu'aux 50% de remise dès les premiers jours.

L'objectif sera évidemment de liquider au maximum les importants stocks restants, pour faire place à la nouvelle collection mais aussi pour renflouer la trésorerie mise à mal après une année difficile. $La majorité des commerçants représentés par le SNI et l'Union des classes moyennes (UCM) détiennent encore au moins la moitié de leur stock. Une majorité s'attend malgré tout à des ventes en baisse par rapport aux soldes de janvier 2020.

Un élément à tenir à l'oeil: les magasins dits "non essentiels" ont refermé leurs portes dans certains pays voisins et la France a déplacé les soldes. "Les prochains jours nous diront si le fait que les soldes soient reportés en Allemagne, Pays-Bas et France influence le comportement des consommateurs et draine un surplus de clients", commente l'UCM.

Cet élément a par contre tendance à pousser les membres du SNI au pessimisme, puisque 75% craignent à leur tour de devoir à nouveau fermer boutique pendant les soldes.

Les Petits Riens ne feront plus de soldes, et appellent à des achats plus engagés

L'ASBL Les Petits Riens a décidé d'arrêter la pratique des soldes dans ses magasins où elle vend des vêtements et des articles de seconde main. L'entreprise d'économie sociale, qui emploie 325 salariés, justifie ce choix par l'impact de la crise du coronavirus et de sa perte de chiffre d'affaires estimée à 5 millions d'euros pour l'exercice 2020.

Pour la première fois depuis plus de 80 ans, les 28 magasins du réseau des Petits Riens ne participeront pas, à partir de lundi, aux soldes d'hiver. Face à la crise, l'entreprise appelle en effet à faire des achats plus engagés. Pourtant, 80% du budget de l'ASBL provient des ventes de ses articles de seconde main, situe-t-elle.

"Face à la baisse importante des rentrées et à l'augmentation des besoins, Les Petits Riens estiment que les soldes de janvier sont le bon moment pour lancer un appel à supporter son modèle d'économie sociale en venant faire des achats dans ses magasins."

La décision de ne plus pratiquer de soldes est issue d'un processus collaboratif réalisé avec les équipes des points de vente, qui espèrent que les clients seront convaincus de se voir proposer des articles à petits prix tout au long de l'année.

En 2019, 8.098 tonnes de biens de seconde main avaient été collectées par Les Petits Riens: 6.670 tonnes de textile et 1.428 tonnes de meubles et objets divers. 90% de ceux-ci ont retrouvé une seconde vie grâce à la vente en magasin, à l'export et au recyclage.

Les bonnes affaires pourraient commencer fort, si l'on en croit le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI) qui a sondé ses membres. En effet, trois quarts des répondants estiment qu'ils démarreront avec des réductions d'au moins 30%, et 15% des sondés pousseront même jusqu'aux 50% de remise dès les premiers jours. L'objectif sera évidemment de liquider au maximum les importants stocks restants, pour faire place à la nouvelle collection mais aussi pour renflouer la trésorerie mise à mal après une année difficile. $La majorité des commerçants représentés par le SNI et l'Union des classes moyennes (UCM) détiennent encore au moins la moitié de leur stock. Une majorité s'attend malgré tout à des ventes en baisse par rapport aux soldes de janvier 2020. Un élément à tenir à l'oeil: les magasins dits "non essentiels" ont refermé leurs portes dans certains pays voisins et la France a déplacé les soldes. "Les prochains jours nous diront si le fait que les soldes soient reportés en Allemagne, Pays-Bas et France influence le comportement des consommateurs et draine un surplus de clients", commente l'UCM. Cet élément a par contre tendance à pousser les membres du SNI au pessimisme, puisque 75% craignent à leur tour de devoir à nouveau fermer boutique pendant les soldes.