Notre démarche : 100 notes d'un indispensable espoir dans une année de m...
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Longtemps accusée de grossophobie, l'industrie de la mode semble enfin prête à s'ouvrir aux formes généreuses. En septembre, à Milan, le défilé Versace accueillait sur son podium trois mannequins grande taille, Alva Claire, Jill Kortleve et Precious Lee, du jamais-vu pour la marque italienne, rejointe dans sa démarche par Fendi et Salvatore Ferragamo. En mars, c'est Chanel qui affolait la Toile en faisant défiler la top néerlandaise Jill Kortleve, à l'aise dans sa taille 40 - l'une des plus courantes chez les femmes - au milieu des silhouettes longilignes. Rares sont encore les maisons de mode qui proposent en boutique des modèles au-delà du 44 mais les choses, là aussi, sont en train de bouger, notamment grâce à l'influence de marques américaines comme Michael Kors ou Fenty, la griffe de Rihanna, chantre de la diversité et du "body positivisme", un mouvement popularisé par les réseaux sociaux qui encourage les gens à accepter leur corps tel qu'il est. C'est dans le secteur de la lingerie que la révolution est désormais la plus visible : dans les campagnes comme sur les images des sites de vente en ligne de marques telles qu'Etam ou Chantelle, on ne craint plus de dévoiler quelques vergetures ou capitons. Chez nous, PrimaDonna, qui confectionne de la lingerie adaptée aux poitrines généreuses, a même demandé à ses employées de prendre la pose devant l'objectif de la photographe belge Charlotte Abramow, connue pour son travail avec Angèle. Et les corps ne sont pas les seuls à se dévoiler sans honte : derrière le hashtag #FilterDrop, lancé par la make-up artist et top Sasha Pallari, se cache l'envie de montrer son visage sans filtre sur les réseaux sociaux. Un mouvement soutenu par de plus en plus de célébrités lassées d'être retouchées à l'excès dans les campagnes dont elles sont le visage. Celui d'Adria Arjona, qui incarne le tout nouveau parfum de Giorgio Armani, s'affiche partout au naturel. Du jamais-vu dans les codes du luxe.