QUI ?

L'engouement que suscite son travail est en partie dû à l'intérêt que lui témoigne Raf Simons, ce dernier collectionnant ses oeuvres depuis plus de vingt ans. Entre les deux hommes, l'alchimie fonctionne, pour preuve le Californien a signé en 2008 le décor de sa boutique de Tokyo et même imaginé, à quatre mains avec le créateur né à Neerpelt, une ...

L'engouement que suscite son travail est en partie dû à l'intérêt que lui témoigne Raf Simons, ce dernier collectionnant ses oeuvres depuis plus de vingt ans. Entre les deux hommes, l'alchimie fonctionne, pour preuve le Californien a signé en 2008 le décor de sa boutique de Tokyo et même imaginé, à quatre mains avec le créateur né à Neerpelt, une collection de jeans. Par la suite, les deux compères ont collaboré pour Dior Homme et aussi pour le flagship store de Calvin Klein sur Madison Avenue à New York. Les médiums que Ruby explore sont nombreux : peintures, céramiques, sculptures en époxy ou en bronze, collages, dessins, textiles, vidéos... Il a également marqué les esprits avec la série Soft Work - des sculptures molles et colorées. Pour cette exposition qui colonise les deux espaces du galeriste Xavier Hufkens, à Bruxelles, le plasticien aux origines américano-germaniques donne à voir des nouvelles peintures et des collages hybrides des séries DRFTRS et WIDW. Ce corpus est présenté comme " reflétant son intérêt pour des sujets tels que les changements sociaux et culturels, la culture populaire et la violence ". Afin de découvrir une vertigineuse grammaire formelle à travers une myriade de thématiques. C'est surtout vrai pour la série WIDW (pour " window ", " fenêtre ") qui puise parmi les affiches de manifestations, les films d'horreur, le mouvement " arts and crafts ", les jaquettes d'albums, les orchidées et coquelicots, les peaux de serpents, les stalagmites et stalactites, les crânes et les os, les prisons, les fouilles archéologiques et les objets antiques.