Cette enseignante de 42 ans menait, jusqu'à mercredi, "une vie tranquille" dans sa petite ville d'Essex Junction, dans le Vermont, a-t-elle raconté à l'AFP dans un entretien vidéo.

Elle faisait classe, en ligne, à ses élèves de CE1, lorsque son téléphone s'est mis à émettre une série de "ding". Inquiète, elle s'interrompt pour consulter les messages: "Bernie Sanders porte tes moufles à l'investiture", lui annonçaient-ils en substance.

L'histoire de ces moufles écolos - elles sont en laine recyclée, doublées de tissu polaire fait de bouteilles en plastique également recyclées - a de quoi attendrir.

Fan du sénateur socialiste, écolo convaincue, Jennifer lui avait envoyé une paire de moufles après sa défaite contre Hillary Clinton à la primaire démocrate pour la présidentielle 2016, pour le consoler. Elle savait, par une connaissance commune, qu'il les aimait bien, rien de plus.

Puis l'an dernier, lorsque "Bernie" tentait à nouveau sa chance pour la présidentielle, elle a appris qu'il avait prêté les moufles à quelqu'un qui avait froid aux mains. "J'ai été si touchée que je lui ai envoyé 10 autres paires", dit-elle.

- 13.000 emails -

Cela lui avait déjà valu un mini-buzz, mais sans comparaison avec celui qui l'entoure depuis mercredi: son téléphone sonne sans arrêt, sa boîte mail a explosé. Et un nombre infini de +memes+ - des images créées par les internautes, montrant le sénateur socialiste du Vermont, bientôt octogénaire, emmitouflé dans sa doudoune et ses moufles, superposées à La Cène de Léonard de Vinci ou d'autres célébrissimes tableaux - ont enflammé les réseaux sociaux.

Pour la plus grande joie de Jennifer, qui trouve ces memes "hilarants", à un moment où "les gens ont besoin de rire de choses inoffensives, pas politiques", après une année particulièrement "éprouvante".

"Je souhaite plus de joie à tous", dit-elle. "Si vous donnez quelque chose à quelqu'un (...) et ça explose, et le monde entier en a de la joie, c'est formidable."

Elle pourrait tirer profit de sa soudaine notoriété: en deux jours, elle a reçu "environ 13.000 emails de gens" prêts à lui acheter les mêmes moufles, "et pas juste une paire, ils en veulent beaucoup".

Mais non seulement elle n'arriverait jamais à satisfaire la demande, avec sa machine à coudre vieille de 30 ans et son travail d'enseignante, elle n'en a même pas envie. "Ca gâcherait toute la beauté de la chose".

Elle, elle préfère passer ses weekends en famille, avec sa fille de cinq ans. Et "tant mieux", dit-elle, si d'autres profitent de cet enthousiasme soudain pour ses moufles: on trouvait vendredi des modèles affirmant être absolument identiques aux siennes pour 85 dollars la paire sur certains sites internet.

Cette enseignante de 42 ans menait, jusqu'à mercredi, "une vie tranquille" dans sa petite ville d'Essex Junction, dans le Vermont, a-t-elle raconté à l'AFP dans un entretien vidéo.Elle faisait classe, en ligne, à ses élèves de CE1, lorsque son téléphone s'est mis à émettre une série de "ding". Inquiète, elle s'interrompt pour consulter les messages: "Bernie Sanders porte tes moufles à l'investiture", lui annonçaient-ils en substance. L'histoire de ces moufles écolos - elles sont en laine recyclée, doublées de tissu polaire fait de bouteilles en plastique également recyclées - a de quoi attendrir.Fan du sénateur socialiste, écolo convaincue, Jennifer lui avait envoyé une paire de moufles après sa défaite contre Hillary Clinton à la primaire démocrate pour la présidentielle 2016, pour le consoler. Elle savait, par une connaissance commune, qu'il les aimait bien, rien de plus. Puis l'an dernier, lorsque "Bernie" tentait à nouveau sa chance pour la présidentielle, elle a appris qu'il avait prêté les moufles à quelqu'un qui avait froid aux mains. "J'ai été si touchée que je lui ai envoyé 10 autres paires", dit-elle.Cela lui avait déjà valu un mini-buzz, mais sans comparaison avec celui qui l'entoure depuis mercredi: son téléphone sonne sans arrêt, sa boîte mail a explosé. Et un nombre infini de +memes+ - des images créées par les internautes, montrant le sénateur socialiste du Vermont, bientôt octogénaire, emmitouflé dans sa doudoune et ses moufles, superposées à La Cène de Léonard de Vinci ou d'autres célébrissimes tableaux - ont enflammé les réseaux sociaux.Pour la plus grande joie de Jennifer, qui trouve ces memes "hilarants", à un moment où "les gens ont besoin de rire de choses inoffensives, pas politiques", après une année particulièrement "éprouvante"."Je souhaite plus de joie à tous", dit-elle. "Si vous donnez quelque chose à quelqu'un (...) et ça explose, et le monde entier en a de la joie, c'est formidable."Elle pourrait tirer profit de sa soudaine notoriété: en deux jours, elle a reçu "environ 13.000 emails de gens" prêts à lui acheter les mêmes moufles, "et pas juste une paire, ils en veulent beaucoup". Mais non seulement elle n'arriverait jamais à satisfaire la demande, avec sa machine à coudre vieille de 30 ans et son travail d'enseignante, elle n'en a même pas envie. "Ca gâcherait toute la beauté de la chose".Elle, elle préfère passer ses weekends en famille, avec sa fille de cinq ans. Et "tant mieux", dit-elle, si d'autres profitent de cet enthousiasme soudain pour ses moufles: on trouvait vendredi des modèles affirmant être absolument identiques aux siennes pour 85 dollars la paire sur certains sites internet.