Une des branches de la chaîne de grands magasins de luxe Daimaru à Osaka (ouest du Japon) a commencé à mettre en place ce nouveau règlement le mois dernier après avoir adopté une proposition des employées. L'idée de ces badges volontaires partait d'une préoccupation sociale: signaler aux collègues que des employées souffrant de règles douloureuses ou de complications liées aux menstruations, étaient susceptibles d'avoir besoin de pauses plus longues ou d'aide pour des tâches pénibles.

Mais après que les médias locaux se sont emparés de l'affaire, déclenchant l'indignation sur Twitter, plusieurs clients ont appelé le magasin pour dénoncer ce "badge menstruel".

"Nous n'annulons pas le projet lui-même parce qu'il est destiné strictement à la communication interne, parmi celles qui travaillent ici", a expliqué à l'AFP une porte-parole de Daimaru. En revanche, le magasin prendra une initiative dans le même sens autre que le badge, a-t-elle affirmé, sans plus de précision. "La plupart du personnel est féminin et les employées appuient ce projet. Nous allons le poursuivre mais en mieux", a précisé la porte-parole.

La proposition du badge est apparue alors que le magasin s'apprêtait à ouvrir une nouvelle section pour les produits associés à l'hygiène féminine à un étage consacrée à la mode pour les jeunes femmes. C'est ce qui a poussé son personnel féminin à partager ses idées sur les moyens d'améliorer l'environnement de travail. "Il fut un temps où l'on ne pouvait pas parler ouvertement des règles. Mais maintenant on peut", s'est félicitée la porte-parole de Daimaru.