Il y a quelques jours, Philippe Close, bourgmestre de Bruxelles annonçait des mesures concernant la mobilité pour l'hypercentre de Bruxelles, et devant prendre effet après le confinement.

Le bourgmestre d'expliquer cette démarche ainsi :"La mesure entrera en vigueur pour le début du mois de mai et les premières mesures de déconfinement. Elle doit permettre de faciliter le respect de la distanciation sociale. Et ce, en particulier dans les zones hyperdenses, où les trottoirs sont très étroits. C'est aussi une façon d'apaiser la circulation dans le centre-ville."

Il n'en a pas fallu plus pour que certains médias français y voient même l'amorce d'une vélorution de la part de la capitale, pourtant moins avancée que les grandes villes flamandes du pays sur la question. Même si la pratique du vélo continue d'y progresser, comme le faisait remarquer l'observatoire du vélo en février 2020, avec +8,9 de cyclistes. Un chiffre en diminution par rapport aux années précédentes, puisqu'en 2018, cette augmentations était de + de 15%, et en une moyenne de +13% par an depuis 2010. Les chiffres de 2019 sont encore loin du compte pour Bruxelles dont, rappelons-le, l'objectif est de doubler la part du vélo comme mode de transport d'ici la fin de la législature. Mais le déconfinement - et les mesures annoncées - pourrait dès lors représenter une opportunité à saisir de la part de la ville.

., Visit,Flanders
. © Visit,Flanders

En effet, distanciation sociale oblige, l'usage des transports en commun par les usagers habituels (avant le confinement), risque d'être fort entravé. Moins de passagers par rame générera forcément un temps de transport - de porte à porte - plus long. En outre, la Stib et De Lijn ont indiqué mardi que le port du masque devrait s'avérer inévitable pour leurs passagers, rappelant ainsi que les lieux de concentration sociale, même si les distances sont élargies, restent propice à la contamination par le coronavirus. Peu rassurant.

Le vélo, moyen de transport individuel, distancié des autres usagers de la route, et en plein air, représente dès lors une alternative parfaite au contexte épidémique.

Vélo et (dé)confinement: qu'en est-il à Bruxelles

La région Bruxelles Capitale a bien compris l'enjeu de cette adaptation de l'espace public à la situation exceptionnelle liée au confinement. Fin mars, la commune d'Ixelles est la prémière à contacter Elke Van den Brandt, ministre chargée de la Mobilité, face à la situation de conflit entre joggeurs et piétons autour des étangs, haut lieu de promenade. A alors été mis en place un dispositif assez simple, un cul de sac, pour donner de la place à chacun, et apaiser les tensions. Une adaptation en forme de test, auquel la population a réagi positivement, jouant le jeu. Les voitures sont invitées dès lors à se garer d'un seul côté, dégageant encore plus d'espace pour la circulation douce. Une limitation à 20 km pour les voitures, les piétons autorisés à emprunter toute la chaussée, qualques pancartes pour signaler ces modifications, et le calme était revenu.

Fort de ce test réussi, un mail a été adressé aux 19 communes qui composent Bruxelles pour leur proposer de plancher sur des situations adapter aux nouveaux besoins des citoyens. Trois dispositifs sont alors proposés, plus ou moins rapides, légers et temporaires, ou pérennes. Celui qui limite la circulation automobile à 20 km, autorise les piétons à utiliser toute la chaussée, les pistes cyclables temporaires et les rues cyclables qui elles sont pérennes. L'idée ici est de répondre aux différents besoins de circulations, et s'adaptant au fil du temps si nécessaire. Ce que permettent ces dispositifs légers, et donner de l'espace maintenant, aux gens qui sortent quelques heures de leur confinement.

Une dizaine de communes ont déjà manifester leur intention de mettre en place des mesures nouvelles de circulation, dont Saint Gilles, Woluwe, Anderlecht, pour ne citer qu'elles.

Viendra ensuite le moment du déconfinement où il s'agira d'offrir aux citoyens à la fois des aménagements adaptés à leur besoin de se rendre au travail par exemple. Et là, la ministre mise sur la solidarité, à savoir que ceux qui peuvent utilser leur vélo ou leurs jambes le fassent et laissent les transports publics, qui ne fonctionneront pas en pleine capacité, à ceux qui n'ont pas le choix de les emprunter. De son côté, Bruxelles capitale s'engage à aménéger la circulation pour que cela soit le plus adapté possible à ces nouveaux besoins.

" Partout dans la Région, les Bruxellois vont pouvoir prendre l'air et circuler en toute sécurité. C'est une fantastique nouvelle !", ainsi s'exprime Elke Van den Brandt, Ministre bruxelloise de la Mobilité sur l'adaptation au contexte où piétons, joggeurs et vélos investissent les rues, et inversement où la circulation automobile a diminuée de 85%.

Voici au 30 avril 2020, un aperçu une carte des axes de circulation en cours de modification dans les différentes communes bruxelloises, afin de les adapter aux besoins des cyclistes et des piétons en période de confinement et de déconfinement.

., DR
. © DR

D'autres exemples à travers le monde

Alors que le confinement est toujours de rigueur, certaines villes l'ont bien compris. Et elles n'ont d'ailleurs pas attendu le déconfinement pour prendre les choses en main et le vélo par les cornes. Ainsi, devant l'inusage de la voiture, des mesures ont été prises pour faciliter l'usage du vélo. Anticipant par la même le retour des citoyens au travail et à leurs activités quotidiennes, mais la distanciation sociale en plus. La ville de Bogotá, capitale de la Colombie, a été la première à prendre des mesures en faveur du vélo. Depuis la mi-mars, ce ne sont pas moins de 76 kilomètres de pistes cyclables qui ont été construites en remplacement des axes routiers désormais délaissés par les voitures.

New York, Calgary, Mexico, Séville, Philadelphie, ou Berlin ont mis en place des pistes cyclables temporaires, souvent matérialisées par des plots ou des lignes de peinture sur le sol, pour permettre aux cyclistes de continuer à pratiquer le vélo tout en se tenant à distance respectable les uns des autres.

L'avis des associations ProVelo et le Gracq

Le travail ne manque pas pour que la ville se présente sous les meilleurs atours aux cyclistes qui retourneront au travail, à l'école et autres, dans les semaines qui viennent. L'asbl a d'ailleurs été sollicitée par les autorités publiques pour préparer la période post confinement au niveau mobilité. Pour elle, la période actuelle et dans un futur proche sert d'ailleurs "d'accélérateur" aux politiques en faveur d'une réduction de l'espace dédié aux voitures dans les villes. Comme le rappelle l'association, le vélo et la marche vont donc devenir les alternatives les plus pertinentes pour les déplacements intra-urbains. Les plus faciles à mettre en place, ils ne coûtent quasi rien, ils sont accessibles à la grande majorité de la population, ils sont totalement écologiques, n'occupent que très peu d'espace public et permettent de respecter les de distanciation sociale .

Pour répondre au mieux à cet engouement, les deux associations préconisent un certain nombre de mesures.

Comme le rappelle ProVelo, "la première demande des cyclistes est d'avoir plus d'infrastructures cyclables et de meilleure qualité. Autrement dit, la conversion d'une bande réservée aux cyclistes (et autres engins de déplacement) pour toute route qui possède deux bandes pour voitures. Les piétons seraient gagnants aussi, car les pistes cyclables séparées seraient alors entièrement dédiées aux piétons. Du côté du GRACQ aussi, on réfléchit aussi à ce qui peut être mis en place durant le confinement, mais également en vue de la sortie, en s'inspirant de certains exemples étrangers: récupérer de l'espace pour créer d'urgence des infrastructures cyclables ou pour les élargir, instaurer de grandes zones de rencontre, généraliser le 30 km/h hors grands axes... En région bruxelloise, une série de feux cyclistes ont déjà été programmés afin d'assurer plus de fluidité et éviter ainsi l'agglutinement de cyclistes aux feux rouges. En plus de ce point, Le Gracq préconise une réduction du trafic et de la vitesse dans les voiries de quartiers. Et pour leur respect, l'asbl prône les contrôles notamment concernant le respect des limites de vitesse.

L'autre point concerne le vélo en lui-même. ProVelo souhaite une vaste campagne de réparation des vélos. En effet, nombreux sont les Belges en possèdent un, mais il ne sert souvent que pour le dimanche sans voiture. Une campagne de remise en état du parc de vélo en Wallonie et à Bruxelles devrait être lancée et soutenue par les autorités publiques et par tous les acteurs du monde du vélo soutiendraient.

Pour que les cyclistes soient le mieux équipés possible, le GRACQ réclame également l'assouplissement dès maintenant des mesures de confinement pour les vélocistes, comme c'est déjà le cas pour les magasins de bricolage ou les jardineries. Pour acheter un vélo neuf ou remettre un vélo en état de fonctionnement. Pour répondre à ce type de demande, le Gracq a d'ailleurs lancé l'initiative des "vélos solidaires", mais il s'agit d'une réponse d'urgence bien trop limitée.

., European Cyclist Association
. © European Cyclist Association

Enfin, pour Le Gracq, il est aussi nécessaire de mettre en place des mesures s'adressant plus spécifiquement aux navetteurs au moment du déconfinement: prévoir de nombreux parkings de dissuasion, au départ desquels les travailleurs auront l'opportunité d'utiliser leur vélo ou un vélo partagé.

ProVelo souhaite que chaque lieu générateur de déplacements (entreprises, écoles, administrations) réfléchisse à leur échelle aux initiatives qu'ils pourraient mettre en place pour favoriser la marche et le vélo. Par exemple, la création de vélobus pour les écoles.

Enfin, évidemment, elle rappelle que chaque usager de la route doit également faire un effort d'empathie et de compréhension envers l'autre. L'agressivité doit diminuer de manière drastique et nous avons tous un rôle à jouer au quotidien dans nos déplacements pour redonner un plus de convivialité à cet espace partagé.

Les problèmes que cet engouement soudain risque de poser .

Il n'est pas difficile de rouler à vélo et ce n'est pas dangereux, mais cela nécessite quand même un tant d'adaptation si l'on n'a aucune expérience de la circulation à vélo. Pro Velo forme chaque année plus de 25 000 élèves et plus de 3 000 adultes. Il est indispensable de se lancer progressivement avec un vélo adapté et en ordre. Il faut travailler avec les acteurs du secteur pour améliorer substantiellement le réseau vélo des villes. Ces aménagements devront être agiles, c.-à-d. adaptés de manière régulière à la demande.

Mais pour les associations, tout l'enjeu sera de rendre pérenne une partie de ses avancées. Il est inconcevable qu'après avoir fait un saut qualitatif en matière de mobilité durable, pour revenir en arrière dès la fin de la crise sanitaire. Comme le souligne le Gracq, le problème principal de cet engouement soudain serait qu'il ne soit que passager, parce que les autorités n'auront pas pris les mesures nécessaires pour permettre aux gens de conserver, ne serait-ce qu'en partie, leurs nouvelles habitudes de mobilité.

On imagine également qu'il faudra conseiller ces nouveaux cyclistes (rappel des , formations, matériel...) car la situation "post confinement" sur les routes sera différente de ce qu'elle est aujourd'hui. Pour le Gracq, "ce n'est en tout cas pas un problème comparable au chaos qu'on peut imaginer si les personnes optent massivement pour la voiture plutôt que pour la marche et le vélo. "

Milan, l'exemple à suivre

Mais c'est du côté de la capitale économique de l'Italie et la deuxième plus grande ville du pays que l'encouragement à l'usage généralisé du vélo est le plus fort.

Cycliste à Milan, Getty Images
Cycliste à Milan © Getty Images

Peu étendue (15 km de bout en bout) et au relief relativement plat, Milan était déjà propice à l'usage du vélo. Milan est aussi dense, avec ses 1,4 million d'habitants, dont plus de la moitié utilisent les transports en commun pour se rendre au travail. Comme le trajet moyen de ces derniers est de 4 km en moyenne, nombreux sont les habitants à pouvoir passer des transports publics au vélo entre autres moyens doux. La ville est aussi engagée dans le réseau C40 pour diminuer les émissions de CO2 en ville, et pour ce faire multiplie les initiatives pro-vélo et l'aménagement des pistes cyclables. Les aides publiques à l'achat ou au remplacement de véhicules motorisés et offres cyclistes s'y multiplient. Mais ça c'était avant la crise du coronavirus et le confinement de la population.

Quand on sait que Milan aurait un mois d'avance sur la pandémie, on comprend que la ville constitue dès lors une feuille de pour les autres villes sur la question du rétablissement des transports. Et Janette Sadik-Khan, ancienne commissaire aux transports de la ville de New York va dans ce sens quand elle déclare. "Je sais que nous nous tournerons vers Milan pour obtenir des conseils de la part de New York". Et de préciser pourquoi : "Le plan de Milan est si important parce qu'il établit un bon livre de tactique pour vous permettre de réinitialiser vos villes dès maintenant. C'est une occasion unique de jeter un regard neuf sur vos rues et de vous assurer qu'elles sont bien préparées pour atteindre les résultats que nous voulons atteindre : non seulement déplacer les voitures aussi vite que possible d'un point A à un point B, mais aussi permettre à chacun de se déplacer en toute sécurité."

Pour rappel

Le GRACQ > Le Groupe de Recherche et d'Action des Cyclistes Quotidiens représente les usagers cyclistes en Belgique francophone et défend leurs intérêts.

ProVelo > association qui accompagne particuliers, auxpouvoirs publicset auxentreprisesvers une mobilité active et facilite votre transition vers le vélo. Objectif: soutenir lé cyclistes actuels et potentiels.

Il y a quelques jours, Philippe Close, bourgmestre de Bruxelles annonçait des mesures concernant la mobilité pour l'hypercentre de Bruxelles, et devant prendre effet après le confinement. Le bourgmestre d'expliquer cette démarche ainsi :"La mesure entrera en vigueur pour le début du mois de mai et les premières mesures de déconfinement. Elle doit permettre de faciliter le respect de la distanciation sociale. Et ce, en particulier dans les zones hyperdenses, où les trottoirs sont très étroits. C'est aussi une façon d'apaiser la circulation dans le centre-ville."Il n'en a pas fallu plus pour que certains médias français y voient même l'amorce d'une vélorution de la part de la capitale, pourtant moins avancée que les grandes villes flamandes du pays sur la question. Même si la pratique du vélo continue d'y progresser, comme le faisait remarquer l'observatoire du vélo en février 2020, avec +8,9 de cyclistes. Un chiffre en diminution par rapport aux années précédentes, puisqu'en 2018, cette augmentations était de + de 15%, et en une moyenne de +13% par an depuis 2010. Les chiffres de 2019 sont encore loin du compte pour Bruxelles dont, rappelons-le, l'objectif est de doubler la part du vélo comme mode de transport d'ici la fin de la législature. Mais le déconfinement - et les mesures annoncées - pourrait dès lors représenter une opportunité à saisir de la part de la ville. En effet, distanciation sociale oblige, l'usage des transports en commun par les usagers habituels (avant le confinement), risque d'être fort entravé. Moins de passagers par rame générera forcément un temps de transport - de porte à porte - plus long. En outre, la Stib et De Lijn ont indiqué mardi que le port du masque devrait s'avérer inévitable pour leurs passagers, rappelant ainsi que les lieux de concentration sociale, même si les distances sont élargies, restent propice à la contamination par le coronavirus. Peu rassurant. Le vélo, moyen de transport individuel, distancié des autres usagers de la route, et en plein air, représente dès lors une alternative parfaite au contexte épidémique. Vélo et (dé)confinement: qu'en est-il à BruxellesLa région Bruxelles Capitale a bien compris l'enjeu de cette adaptation de l'espace public à la situation exceptionnelle liée au confinement. Fin mars, la commune d'Ixelles est la prémière à contacter Elke Van den Brandt, ministre chargée de la Mobilité, face à la situation de conflit entre joggeurs et piétons autour des étangs, haut lieu de promenade. A alors été mis en place un dispositif assez simple, un cul de sac, pour donner de la place à chacun, et apaiser les tensions. Une adaptation en forme de test, auquel la population a réagi positivement, jouant le jeu. Les voitures sont invitées dès lors à se garer d'un seul côté, dégageant encore plus d'espace pour la circulation douce. Une limitation à 20 km pour les voitures, les piétons autorisés à emprunter toute la chaussée, qualques pancartes pour signaler ces modifications, et le calme était revenu. Fort de ce test réussi, un mail a été adressé aux 19 communes qui composent Bruxelles pour leur proposer de plancher sur des situations adapter aux nouveaux besoins des citoyens. Trois dispositifs sont alors proposés, plus ou moins rapides, légers et temporaires, ou pérennes. Celui qui limite la circulation automobile à 20 km, autorise les piétons à utiliser toute la chaussée, les pistes cyclables temporaires et les rues cyclables qui elles sont pérennes. L'idée ici est de répondre aux différents besoins de circulations, et s'adaptant au fil du temps si nécessaire. Ce que permettent ces dispositifs légers, et donner de l'espace maintenant, aux gens qui sortent quelques heures de leur confinement. Une dizaine de communes ont déjà manifester leur intention de mettre en place des mesures nouvelles de circulation, dont Saint Gilles, Woluwe, Anderlecht, pour ne citer qu'elles. Viendra ensuite le moment du déconfinement où il s'agira d'offrir aux citoyens à la fois des aménagements adaptés à leur besoin de se rendre au travail par exemple. Et là, la ministre mise sur la solidarité, à savoir que ceux qui peuvent utilser leur vélo ou leurs jambes le fassent et laissent les transports publics, qui ne fonctionneront pas en pleine capacité, à ceux qui n'ont pas le choix de les emprunter. De son côté, Bruxelles capitale s'engage à aménéger la circulation pour que cela soit le plus adapté possible à ces nouveaux besoins. D'autres exemples à travers le monde Alors que le confinement est toujours de rigueur, certaines villes l'ont bien compris. Et elles n'ont d'ailleurs pas attendu le déconfinement pour prendre les choses en main et le vélo par les cornes. Ainsi, devant l'inusage de la voiture, des mesures ont été prises pour faciliter l'usage du vélo. Anticipant par la même le retour des citoyens au travail et à leurs activités quotidiennes, mais la distanciation sociale en plus. La ville de Bogotá, capitale de la Colombie, a été la première à prendre des mesures en faveur du vélo. Depuis la mi-mars, ce ne sont pas moins de 76 kilomètres de pistes cyclables qui ont été construites en remplacement des axes routiers désormais délaissés par les voitures. New York, Calgary, Mexico, Séville, Philadelphie, ou Berlin ont mis en place des pistes cyclables temporaires, souvent matérialisées par des plots ou des lignes de peinture sur le sol, pour permettre aux cyclistes de continuer à pratiquer le vélo tout en se tenant à distance respectable les uns des autres.